Espagne: Profession perpétuelle de Soeur Sandra de la Sainte Trinité NDELO OZIMO.

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Une forte délégation gabonaise a pris part à la célébration du 275ème anniversaire de la fondation du couvent de Mataró. Au cours de cette messe une jeune gabonaise a fait Profession religieuse en presence de son Excellence Patrick Athur Moukala , ambassadeur du gabon en Espagne.

C’est bien au cours de la messe présidée par Monseigneur Josep Antón Arenas que la Soeur Sandra à fait profession religieuse. La Profession religieuse peut être définie comme une déclaration publique et officielle par laquelle un homme ou une femme entre dans la vie religieuse en prononçant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, et s’engage à suivre Jésus selon les constitutions ou règles d’un institut de vie consacrée reconnu par l’Église. Cette profession, qui peut être temporaire ou perpétuelle. La cérémonie de soeur sandra a été une Profession perpétuelle. Elle s’est engagée pour toujours dans la famille des sœurs clarisses de Mataró. Cette famille à laquelle Soeur Sandra appartient est de l’ordre de la vie contemplative à la suite de sainte claire et de saint François d’Assise. Soeur Sandra a sentì cet appel depuis sa tendre enfance et a été soutenue aussi bien par ses parents que par sa communauté paroissiale. La Soeur Sandra reprenant les Paroles du livres des cantiques s’est exprimée ainsi: « j’ai trouvé Celui que mon cœur aime. Je l’ai saisi et je ne le lâcherai pas » .

Message du Pape François pour la 54ème journée mondiale de prière pour les vocations.

Pasto

Thème: Poussés par l’Esprit pour la mission

Chers frères et sœurs,

Au cours des années passées, nous avons eu l’occasion de réfléchir sur deux aspects qui concernent la vocation chrétienne : l’invitation à ‘‘sortir de soi’’ pour se mettre à l’écoute de la voix du Seigneur et l’importance de la communauté ecclésiale en tant que lieu privilégié où l’appel de Dieu naît, s’alimente et s’exprime.

À présent, à l’occasion de la 54ème Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, je voudrais m’arrêter sur la dimension missionnaire de l’appel chrétien. Celui qui s’est laissé attirer par la voix de Dieu et s’est mis à la suite de Jésus découvre bien vite en soi l’irrésistible désir de porter la Bonne Nouvelle à ses frères, à travers l’évangélisation et le service de la charité. Tous les chrétiens sont constitués missionnaires de l’Évangile ! Le disciple, en effet, ne reçoit pas le don de l’amour de Dieu pour une consolation privée ; il n’est pas appelé à porter lui-même ni à défendre les intérêts d’une entreprise ; il est simplement touché et transformé par la joie de se sentir aimé de Dieu et il ne peut pas garder cette expérience pour lui-même : « La joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire ». (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 21)

L’engagement missionnaire, par conséquent, n’est pas quelque chose qu’on va ajouter à la vie chrétienne, comme s’il s’agissait d’un ornement, mais au contraire, il est situé au cœur de la foi même : la relation avec le Seigneur implique le fait d’être envoyé dans le monde comme prophète de sa parole et témoin de son amour.

Même si nous expérimentons en nous beaucoup de fragilité et que nous pouvons parfois nous sentir découragés, nous devons élever la tête vers Dieu, sans nous laisser écraser par le sentiment d’inadéquation ou sans céder au pessimisme, qui fait de nous des spectateurs passifs d’une vie fatiguée et routinière. Il n’y a pas de place pour la crainte : c’est Dieu lui-même qui vient purifier nos ‘‘lèvres impures’’, en nous rendant aptes pour la mission : « Ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : ‘‘Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ?’’ Et j’ai répondu : ‘‘Me voici : envoie-moi !’’ » (Is 6, 6-8).

Chaque disciple missionnaire sent dans son cœur cette voix divine qui l’invite à ‘‘passer’’ au milieu des gens, comme Jésus, ‘‘en guérissant et faisant du bien’’ à tous (cf. Ac 10, 38). J’ai déjà eu l’occasion de rappeler, en effet, qu’en vertu du baptême, chaque chrétien est un ‘‘christophe’’, c’est-à-dire ‘‘quelqu’un qui porte le Christ’’ à ses frères (cf. Catéchèse, 30 janvier 2016). Cela vaut de manière particulière pour ceux qui sont appelés à une vie de consécration spéciale et également pour les prêtres, qui ont généreusement répondu : ‘‘Me voici, Seigneur, envoie-moi !’’. Avec un enthousiasme missionnaire renouvelé, ils sont appelés à sortir des enceintes sacrées du temple, pour permettre à la tendresse de Dieu de déborder en faveur des hommes (cf. Homélie de la Messe chrismale, 24 mars 2016). L’Église a besoin de prêtres ainsi : confiants et sereins pour avoir découvert le vrai trésor, anxieux d’aller le faire connaître à tous avec joie (cf. Mt 13, 44) !

Certes, nombreuses sont les questions qui surgissent lorsque nous parlons de la mission chrétienne : que signifie être missionnaire de l’Évangile ? Qui nous donne la force et le courage de l’annonce ? Quelle est la logique évangélique dont s’inspire la mission ? À ces interrogations, nous pouvons répondre en contemplant trois scènes de l’Évangile : le début de la mission de Jésus dans la synagogue de Nazareth (cf. Lc 4, 16-30) ; le chemin que parcourt le Ressuscité aux côtés des disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-35) ; enfin, la parabole de la semence (cf. Mc 4, 26-27).

Jésus est oint par l’Esprit et envoyé. Être disciple missionnaire signifie participer activement à la mission du Christ, que Jésus lui-même décrit dans la synagogue de Nazareth : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur » (Lc 4, 18-19). C’est aussi notre mission : être oints par l’Esprit et aller vers nos frères annoncer la Parole, en devenant pour eux un instrument de salut.

Jésus se joint à notre chemin. Face aux questions qui émergent du cœur de l’homme et aux défis qui surgissent de la réalité, nous pouvons éprouver une sensation d’égarement et sentir un manque d’énergies et d’espérance. Il y a le risque que la mission chrétienne apparaisse comme une pure utopie irréalisable ou, en tout cas, comme une réalité qui dépasse nos forces. Mais si nous contemplons Jésus ressuscité, qui marche aux côtés des disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-15), notre confiance peut être ravivée ; dans cette scène évangélique, nous avons une authentique ‘‘liturgie de la route’’, qui précède celle de la Parole et du Pain rompu et nous fait savoir que, à chacun de nos pas, Jésus est à nos côtés ! Les deux disciples, blessés par le scandale de la Croix, sont en train de retourner chez eux en parcourant la voie de l’échec : ils portent dans leur cœur une espérance brisée et un rêve qui ne s’est pas réalisé. En eux, la tristesse a pris la place de la joie de l’Évangile. Que fait Jésus ? Il ne les juge pas, il parcourt la même route qu’eux et, au lieu d’élever un mur, il ouvre une nouvelle brèche. Lentement, il transforme leur découragement, il rend brûlants leurs cœurs et ouvre leurs yeux, en annonçant la Parole et en rompant le Pain. De la même manière, le chrétien ne porte pas seul l’engagement de la mission, mais dans les fatigues et dans les incompréhensions, il fait aussi l’expérience que « Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 266).

Jésus fait germer la semence. Enfin, il est important d’apprendre de l’Évangile le style de l’annonce. Souvent, en effet, même avec les meilleures intentions, il peut arriver de céder à une certaine frénésie du pouvoir, au prosélytisme ou au fanatisme intolérant. L’Évangile, au contraire, nous invite à rejeter l’idolâtrie du succès et de la puissance, la préoccupation excessive pour les structures, et une certaine anxiété qui répond plus à un esprit de conquête qu’à l’esprit du service. La semence du Royaume, bien que petite, invisible et parfois insignifiante, grandit silencieusement grâce à l’œuvre incessante de Dieu : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment » (Mc 4, 26-27). Voilà notre première confiance : Dieu dépasse nos attentes et il nous surprend par sa générosité, en faisant germer les fruits de notre travail au-delà des calculs de l’efficacité humaine.

Par cette confiance évangélique, nous nous ouvrons à l’action silencieuse de l’Esprit, qui est le fondement de la mission. Il ne peut jamais y avoir de pastorale vocationnelle ni de mission chrétienne sans la prière assidue et contemplative. En ce sens, il faut alimenter la vie chrétienne par l’écoute de la Parole de Dieu et, surtout, prendre soin de la relation personnelle avec le Seigneur dans l’adoration eucharistique, ‘‘lieu’’ privilégié de la rencontre avec Dieu.

C’est cette intime amitié avec le Seigneur que je désire vivement encourager, surtout pour implorer du ciel de nouvelles vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Le peuple de Dieu a besoin d’être guidé par des pasteurs qui consacrent leur vie au service de l’Évangile. C’est pourquoi je demande aux communautés paroissiales, aux associations et aux nombreux groupes de prière présents dans l’Église : contre la tentation du découragement, continuez à prier le Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa moisson et de nous donner des prêtres amoureux de l’Évangile, capables d’être proches de leurs frères et d’être, ainsi, un signe vivant de l’amour miséricordieux de Dieu.

Chers frères et sœurs, aujourd’hui encore, nous pouvons retrouver l’ardeur de l’annonce et proposer, surtout aux jeunes, la sequela du Christ. Face à la sensation répandue d’une foi fatiguée ou réduite à de purs ‘‘devoirs à accomplir’’, nos jeunes ont le désir de découvrir l’attrait toujours actuel de la figure de Jésus, de se laisser interroger et provoquer par ses paroles et par ses gestes et, enfin, de rêver, grâce à lui, d’une vie pleinement humaine, joyeuse de se consacrer à l’amour.

La Très Sainte Marie, Mère de notre Sauveur, a eu le courage d’embrasser ce rêve de Dieu, en mettant sa jeunesse et son enthousiasme dans ses mains. Que son intercession nous obtienne la même ouverture de cœur, la diligence à professer notre ‘‘Me voici’’ à l’appel du Seigneur et la joie de nous mettre en route (Lc 1, 39), comme elle, pour l’annoncer au monde entier.

Du Vatican, le 27 novembre 2016

Premier dimanche de l’Avent

François

Rome: l’Abbé Proskry Mebiame, curé de la paroisse saint Joseph de Mintzic en pèlerinage à rome.

Proskry

Le jeune curé de la paroisse saint Joseph de Mintzic dans le diocese d’oyem au gabon est depuis le vendredi 5 mai 2017 pèlerin dans la ville où Pierre et Paul ont porté témoignage jusqu’au don de leur vie. Le samedi 6 mai 2017 , l’Abbé Proskry a présidé la messe sur l’autel Saint Grégoire le Grand de la basilique saint Pierre et a affirmé aussi à la suite de saint Pierre: « À qui irions -nous Seigneur, tu les paroles de la vie éternelle »

Makokou: ordination secerdotale présidée par Mgr Joseph Koerber de deux nouveaux prêtres.

ordination à Makokou
Le presbytérium de Makokou s’est aggrandit le samedi 6 mai 2017 de part la célébration à la cathédrale Notre Dame des victoires du Vicariat Apostolique de Makokou. En Effet, Mgr Joseph Laurent Koerber, Vicaire Apostolique de Makokou a par l’imposition de ses mains, l’agrégation d’autres prêtres et la prière consécratoire a ordonné les abbés Saint Saturnin ESSOGO MBIRA et Walter ESSELE MBA prêtres. Ils sont devenus les collaborateurs de l’ordre Episcopal.

Gabon : campagne de lever de fonds en vue de restaurer et faire revivre la Paroisse saint Hilaire.

Merci de nus venir en aide !

Le  samedi 22 Avril 2017 au grand Séminaire national saint Augustin de Libreville à 16h l’Abbé Ephrem Ndjony , curé de la Paroisse Cathédrale saint Hilaire de Franceville a organisé une réunion en vue d’une lever de fonds pour restaurer et faire revivre la paroisse saint Hilaire.

Dans une lettre du 18 Avril 2017 signée du curé de saint Hilaire , l’Abbé Ephrem affirme: « Notre Paroisse travaille à faire vivre les valeurs chrétiennes dans notre communauté tout en accordant une attention particulière à l’éveil spirituel des plus jeunes. »
Dans cette même lettre le curé de la Paroisse cathédrale présente le Projet Intitulé HILARIUS:
-construction d’un nouveau bâtiment R+1 pour accueillir des salles de catéchèse et deux dortoirs pour groupes paroissiaux et pour jeunes.
L’Abbé Ephrem porte un regard à moyen et à long terme:
-Construction d’un plateau sportif pour les jeunes
-réaménagement de l’espace vert de la Paroisse
-Construction d’une bibliothèque paroissiale
-Construction d’un dispensaire paroissiale géré par Caritas
– réfection de la toiture du presbytère ou « Maison des Pères « , bâtiment datant de la coloniale.

Le curé au nom de la communauté dont il a la charge lance un appel à tous les baptisés et à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté nous invitant à manifester notre générosité. Le premier projet construction est lancé et sollicite au moins 1000 donateurs qui donneraient 20.000 fcfa ou plus selon les possibilités de chacun, sont aussi accueillis des dons en matériaux de construction ( sable , gravier , ciment…)
Espoir du l’Abbé Ephrem :  » Nous serons heureux de vous compter parmi les pierre vivantes et les bâtisseurs de l’ancienne mission saint Hilaire » .
Notre brillant et courageux jeune curé achevant sa lettre de « Projet HILARIUS » nous a exprimé d’avance ses remerciements et imploré sur tous : « d’abondantes de grâces divines ».

Le curé est joignable: 0024103227770 et la Sr Silvana:00241 06 61 99 38

Vous pouvez donner vos contributions :
Airtel money: 07 78 21 18
BICIG: 09083 0780 23 000 39

Il n’est pas tard,  participez à cette  lever de fonds.

LA SEMAINE SAINTE: SEMAINE DE MEDITATION.

rameaux

Debut de la Semaine Sainte: le Dimanche des Rameaux et de la Passion.

Le dimanche des rameaux et de la passion,  Jésus avance humblement vers Jérusalem (le petit âne sur lequel il est assis dit cette humilité).
Dans ce déplacement, il n’est pas seul. Certains l’encouragent, le portent par la voix: (psaume 118)
« Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! »
D’autres agissent en étendant sur son passage des manteaux ou des feuillages coupés dans la campagne. Tous disent que Jésus est important pour eux; il répond à leurs attentes, à leurs espérances. Sa passion pour Dieu et pour les hommes les touche profondément…

Jésus est admiré par certains; il en gêne d’autres… Lorsqu’il fait passer l’homme avant le sabbat, l’amour avant la loi (c’est aimer qui fait « Vivre » de la Vie de Dieu), la prière avant le respect des rites, des sacrifices,…, il dérange, il scandalise beaucoup de monde… Certains vont donc chercher à le faire mourir.

Le jour des Rameaux, nous nous souvenons du bel accueil que la foule a réservé à Jésus. Nous venons à l’église avec des rameaux verts… et nous chantons notre joie! Ce jour-là, nous pensons aussi à la Passion de Jésus, à tout ce qu’il a souffert par Amour de Dieu et des hommes.

Le Jeudi Saint, le dernier repas,

Jésus sent que sa mort approche… Il pourrait fuir, se défausser, se cacher… Mais ce serait renier tout ce qui a fait la beauté, la profondeur de sa vie! Et puis, sa confiance, sa communion, son amour pour Dieu et pour l’homme sont si grands qu’il ne peut que continuer à les dire librement, jusqu’au bout, jusqu’à donner sa vie…

Le soir du Jeudi Saint, il va réunir ses amis autour d’un dernier repas .
Au cours de celui-ci, il va exprimer par des paroles et par des gestes, le sens profond de sa vie (ce qui a conduit son existence).

Au cours du repas, le peuple juif faisait mémoire des merveilles que Dieu avait faites pour lui (dans le passé, mais aussi dans le moment présent). Jésus ne l’oublie pas: il remercie Dieu pour ses Largesses, pour Sa Générosité Infinie,… et il va plus loin.(Marc 14,22)

Le soir de son dernier repas, Jésus partage le pain et le vin et les compare à son corps, à sa vie qu’il choisit librement d’abandonner entre les Mains du Père: « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne. » Jean(10,18)
afin que les hommes sachent de quel amour il aime Dieu et ses frères, afin que les hommes sachent de quel Amour Dieu les aime: Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Jean( 15,13)

Jésus donne tout pour dire la Plénitude d’une vie avec Dieu et pour inciter ses amis à se mettre en marche (pain rompu pour un monde nouveau)…
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Jean(13,34)

Se mettre en marche vers L’Amour, c’est beau! Mais c’est difficile aussi… Il faut apprendre à marcher au rythme de chacun, et surtout des plus petits! Il faut devenir peu à peu « l’humble serviteur »… Jésus nous montre l’exemple en lavant les pieds de ses amis.

Le Jeudi Saint, le lavement des pieds,

*Le Jeudi Saint, Jésus se met à genoux devant ses amis. Par ce geste, il leur signifie leur importance, leur grandeur, leur dignité aux yeux de Dieu:
« Tu comptes beaucoup à mes yeux. Tu es précieux pour moi… » Isaïe (43,1-4)
Par ce geste, il leur dit aussi qu’ils sont capables de Dieu, capables d’aimer, capables de se dépasser et de grandir vers plus d’Humanité. En eux dort un trésor infini qui ne demande qu’à être épanoui, qu’à grandir, qu’à être partagé afin de pouvoir être multiplié… Le partage mène à l’abondance.

*Le Jeudi Saint, Jésus lave les pieds de ses amis. Par ce geste, il nous dit qu’aimer, c’est accepter de se mettre au niveau des plus pauvres, des plus humbles, des plus petits… Le plus important parmi vous doit être comme le plus jeune… » Luc (22-26)
…il s’agit d’apprendre à marcher au rythme du plus petit, du plus pauvre. Etre avec lui et non au-dessus de lui.

*Le Jeudi Saint, Jésus lave les pieds de ses amis. Par ce geste, il nous dit aussi qu’aimer, c’est accepter de servir sans rien attendre en retour, accepter de devenir don de soi, générosité gratuite.
« Celui qui commande doit être comme celui qui sert. »

On le voit bien, aimer est difficile! Mais sur ce chemin, nous avons toujours une aide: celle de la prière, celle de la présence de Dieu à nos côtés…

Le Jeudi Saint, Jésus va prier au jardin des oliviers: Marc (14,32).

  • 32 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. »
  • 33 Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse.
  • 34 Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »
  • 35 Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.
  • 36 Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »
  • 37 Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?
  • 38 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
  • 39 De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles.
  • 40 Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre.
  • 41 Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
  • 42 Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »
  • 43 Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.
  • 44 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. »
  • 45 À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa.
  • 46 Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent.
  • 47 Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille.
  • 48 Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ?
  • 49 Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »

En lisant cet évangile, nous pouvons percevoir deux réactions devant la difficulté, deux mouvements du cœur:

***L’envie de s’éloigner du chemin difficile qui se dévoile:
« Mon cœur est plein d’une tristesse mortelle… »: Jésus sent la souffrance qui approche… On le sent triste, angoissé; il a peur… Bien sûr, il pourrait fuir; il en a encore le temps… Mais fuir ce qui a fait la richesse, la fécondité, le bonheur de sa vie ne serait plus Vivre vraiment! Renier L’Amour si pur, le Trésor fabuleux, la Générosité infinie de Dieu, serait vivre d’une vie morte, stérile, inutile… Et Jésus le sait bien… N’est-ce pas lui qui a dit: « Si tu veux la Vie, donne tout ce que tu as… »

Jésus a déjà beaucoup donné à Dieu et aux hommes. Mais aujourd’hui, ce qui lui reste à donner, c’est lui-même, son existence, sa vie… Mais pour cela, il lui faut mourir, quitter la terre et ses merveilles, quitter tout ce qu’il a essayé de construire, de mettre en route, quitter toutes les personnes qu’il a aimées… et tout cela le fait souffrir dans le tréfonds… Alors, il se tourne vers Le Père: « Père, tout t’est possible; éloigne de moi cette coupe de douleur. »

Oui, L’Eternel peut toujours agir! Sa Vie Pleine et Généreuse, La Source de l’Abondance ne peut tarir… Il peut parler aux cœurs ouverts, aux cœurs prêts à l’accueillir; il peut parler aux grands prêtres, il peut parler à Pilate; il peut leur souffler une autre solution, les aider à réagir, à changer, à se lever, les aider à se mettre en marche vers une autre vie… Mais les cœurs sont endurcis, et les plus aimants -ceux des disciples- sont endormis, comme anesthésiés, trop faibles, trop craintifs pour se lever…

Existe-t-il encore un cœur qui veille?

***L’abandon:
Jésus sait bien que les cœurs endurcis ne peuvent accueillir la Lumière de Dieu… et qu’ils resteront donc dans l’obscurité.
Jésus voit bien aussi les cœurs endormis de ses amis, ces cœurs qui ne peuvent entrer en prière.
S’il ne fuit pas maintenant, la route devant lui semble devoir rester bien noire…
Malgré tout, Jésus choisit de poursuivre la route avec Dieu: il s’abandonne pleinement, en toute liberté et en toute confiance entre les Mains du Père.« Père, non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux! »
Il n’y a plus de veilleurs pour accompagner Jésus; il n’y a plus de veilleurs pour accueillir Le Souffle Divin. Mais avec le temps, Dieu saura les réveiller…

Jésus se fait arrêter au jardin des oliviers. On le conduit alors chez le grand prêtre qui l’interroge…

Le Vendredi Saint, Jésus meurt sur la croix.

Le Vendredi Saint, Jésus est conduit devant Pilate ( le représentant de l’empereur de Rome) et est condamné à mourir sur la croix. Un passant,Simon de Cyrène, l’aide à porter sa croix jusqu’au Mont Golgotha. Là, il est crucifié.

Le Vendredi Saint, Jésus souffre dans son corps mais aussi dans son esprit… Autour de lui, il ne reste que quelques femmes… Où sont donc tous ses disciples? Où est la foule qui l’acclamait quelque temps plus tôt? Où est Ce Père aimé et aimant, Cet Amour qui l’a si souvent porté? « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? »

Dieu se tait… Il semble absent…
Mais n’est-ce pas plutôt une certaine image de Dieu qui est absente? L’image de l’ouragan qui écarte les obstacles du chemin… L’image de la tempête qui détruit ceux qui s’opposent à elle… L’image de la puissance qui force le cœur des hommes pour les obliger à changer, à se lever…

Aujourd’hui, Dieu se révèle discret… Il est humble Présence qui accompagne, qui porte, qui aide à aller jusqu’au bout du chemin, jusqu’à l’absence, la transparence totale, celle qui permettra à La Lumière de naître abondamment… L’Amour se fait silencieux, tout comme le premier souffle annonciateur de printemps.

Le Vendredi Saint, Jésus meurt sur la croix… Son corps est ensuite déposé dans un tombeau.

Le Samedi Saint, Jour de silence et de méditation.

Voir plus bas les textes à méditer dont le texte du petit grain de blé.
Dans la nuit du samedi saint, les chrétiens se rassemblent à l’église pour proclamer et chanter leur foi en Jésus ressuscité!

 Le Dimanche de Pâques, Jour de la Résurrection.

Le Dimanche de Pâques est un jour de joie! Bonne nouvelle, Jésus est ressuscité, il est vivant pour toujours!

>Le tombeau est vide de la vie de Jésus… Les femmes qui s’y rendent se l’entendent dire:
« Il n’est pas ici; il est revenu de la mort à la vie. » Marc (16,6)
« Pourquoi cherchez-vous celui qui est vivant parmi les morts? » Luc (24,5)

Les femmes sont effrayées, toutes tremblantes de crainte ( dans le Premier Testament, la crainte dit la pauvreté humaine face à La Transcendance divine), elles gardent le visage baissé vers la terre (Luc 24). Elles vivent dans leur intimité, dans leur profondeur, une expérience qui les dépasse, les bouleverse… Comme si, au tombeau, elles avaient été touchées de la Vie même de Dieu; comme si leur intériorité avait été transfigurée… Une lumière s’est installée en elles; une certitude les a empoignées: Dieu est intervenu! Par sa puissance d’Amour, une vie nouvelle a surgi en elles et autour d’elles: « Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. »

Les femmes sortent ( quittent l’intimité divine, le Trésor découvert); elles s’enfuient loin du tombeau ( du domaine de la mort, du désespoir, du passé) et gardent la Lumière en leur cœur… Elles ont peur de La libérer; elles ont peur de parler… Qui pourrait les croire?

—>Personne n’a été le témoin direct de la résurrection mais quelque chose est arrivé à quelques femmes et quelques hommes… Quelque chose qui a transformé leur vie, qui les a jetés sur les routes du monde : ils ont ressenti la manifestation d’une présence qu’ils ne reconnaissent pas tout de suite comme étant celle de Jésus (Emmaüs (Luc 24), Marie de Magdala (Jean 20)). Cette manifestation de présence peut prendre l’allure d’une vision, d’une parole murmurée, d’un souvenir qui effleure, d’une expérience intime, d’un geste qui frôle le cœur, d’un étonnement qui questionne, d’un feu qui brûle le cœur,….. Parfois, elle prend l’allure d’une toute petite chose mais qui toujours comble, désarçonne, émerveille! Une chose qui touche, qui parle fortement à l’âme, qui la saisit, la plonge dans l’Infini, la projette vers le Ciel, la pousse vers les hommes…
« L’ange » qui parle aux femmes les pousse à se lever, à ne pas s’enfermer dans la désespérance, à ne pas rester tournées vers le passé, vers la mort d’un tombeau mais à marcher vers La vie, à dire la « foudre » qui les a brûlées, à insuffler aux hommes le divin qu’elles ont perçu. « Allez vite dire! » Mt (28,7)

—> En quelques mots :

Le ressuscité reste présent autrement à ceux qui lui ouvre la porte de leur cœur ; chacun peut nouer une relation avec lui.
L’ouverture du cœur élargit la vie, l’agrandit à une autre dimension, l’épanouit sur une Autre Lumière.
L’ouverture du cœur transfigure et pousse vers une vie nouvelle… Les femmes qui quittent le tombeau ne portent-elles pas une lueur d’incarnation qu’elles vont risquer, malgré leur peur, de dire aux hommes?

Le passage par la mort a fait fleurir la vie sur terre.
« La mort est grande par la vie qu’elle fait surgir », Dürckheim.

Mgr Basile MVE ENGONE a affirmé: « la vocation du prêtre est une très haute vocation qui reste un grand mystère pour ceux qui comme le père Paul l’ont reçu en don… nous devons prier pour nous prêtres »

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de gauche vers la droite:  Abbé Ange , Mgr Basile, Père Paul

 Le Père Paul Tounou, Cssp, curé de la Paroisse Saint François Xavier a rendu grâce à Dieu pour le don de la vie et ses 14 ans de sacerdoce ce samedi 1er Avril 2017 à 11 heures 00 au cours d’une messe pontificale.

 Mgr Basile MVE ENGONE, Sdb métropolitain de Libreville et administrateur du diocèse de Franceville a séjourné à  Lambaréné du 31 mars au 1 Avril 2017, dans le cœur du Gabon où il a présidé la messe du double anniversaire de naissance et, avec la communauté paroissiale saint François Xavier de Lambaréné, de l’ordination sacerdotale du Père Paul Tounou, Cssp. Au cours de cette messe pontificale, l’Archevêque de Libreville a invité le Père Paul a se rappeler du don qu’il a reçu le jour de son ordination qui a fait de lui le coopérateur de l’ordre épiscopal. Poursuivant son propos, il n’a pas manqué en laissant son cœur parler de souligner que : « la vocation du prêtre est une très haute vocation qui reste un grand mystère pour ceux qui comme le père Paul l’ont reçu en don. Nous devons chaque jour » a-t’ il ajouté en invitant les fidèles laïcs de « prier pour nos prêtres, que nous devenions chaque jour des prêtres selon le cœur de Dieu, des ministres de la réconciliation, des missionnaires infatigables qui annoncent la bonne nouvelle, des hommes de la charité ».

Cette occasion a donné aussi l’opportunité à Mgr Basile de rendre grâce à Dieu pour le don de la vie reçu de Dieu, d’avoir une pensée pour les parents du Père Paul. Aussi a-t-il ainsi imploré la miséricorde de Dieu pour le repos de l’âme de papa Tounou et demandé la grâce de la santé pour la maman.

Au terme de cette messe pontificale, le Père Paul n’a pas caché sa joie et a tenu à dire son merci à l’Archevêque qui lui a fait cet honneur de venir présider ce double événement, témoignage grand d’un pasteur proche de ses collaborateurs et porte l’odeur de ses brebis. Le Père Paul a aussi remercié toutes les autorités de la province qui ont répondu présents à son invitation. Il n’a pas manqué de remercier aussi ses confrères, les religieuses et le peuple de Dieu de la ville de Lambaréné.

Au passage rappelons que le Père Paul Tounou a été ordonné prêtre il y a quatorze ans des mains de Mgr Anatole Milandou, Archevêque de Brazzaville. Ils furent onze jeunes à recevoir la grâce de l’ordination presbytérale : neuf prêtres pour l’Archidiocèse de Brazzaville et deux pour le compte de la congrégation des Pères du saint Esprit (Cssp).

Depuis son ordination le Père Paul est missionnaire au Gabon ou bien plutôt il avait fait ses études au philosophat spiritain Daniel Brottier de Libreville.