22 février :Une occasion en or pour porter le Pape François en prière

Pierre

le Pape François qui ne cesse depuis le soir de son élection de solliciter la prière des fidèles du Christ célébrera ce 22 février la fête de la chaire de saint Pierre. Cette fête très antique, est attestée à Rome dès le IVe siècle, à travers laquelle on rend grâce à Dieu pour la mission confiée à l’Apôtre Pierre et à ses successeurs. La « chaire »,désigne le siège fixe de l’évêque, placé dans l’église mère d’un diocèse, qui pour cette raison est appelée « cathédrale ». Elle représente le symbole de l’autorité de l’évêque et, en particulier, de son « magistère », c’est-à-dire de l’enseignement évangélique qu’en tant que successeur des Apôtres, il est appelé à conserver et à transmettre à la communauté chrétienne. Lorsque l’évêque prend possession de l’église particulière qui lui a été confiée, il s’assoit sur la chaire en portant la mitre et en tenant le bâton pastoral. De ce siège, il guidera, en tant que maître et pasteur, le chemin des fidèles dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. Le Pape Benoît XVI n’hésita pas à l’occasion de cette fête de souligner que dans une telle célébration de la « Chaire » de Pierre, il y voit une profonde signification spirituelle et y reconnaît un signe privilégié de l’amour de Dieu, Pasteur bon et éternel, qui veut rassembler toute son Église et la guider sur la voie du salut. Parmi les nombreux témoignages des Pères exprimait -il : 

j’ai plaisir à rapporter celui de saint Jérôme, tiré de l’une de ses lettres, adressée à l’évêque de Rome, qui est particulièrement intéressante, car elle fait une référence explicite à la « chaire » de Pierre, en la présentant comme havre sûr de vérité et de paix. Jérôme écrit ce qui suit: « J’ai décidé de consulter la Chaire de Pierre, où l’on trouve la foi que la parole d’un Apôtre a exaltée ; je viens à présent demander une nourriture pour mon âme, là où je reçus autrefois le vêtement du Christ. Je ne crois en aucun autre primat que celui du Christ ; c’est pourquoi je me mets en communion avec ta béatitude, c’est-à-dire avec la chaire de Pierre. Je sais que l’Église est édifiée sur cette pierre »

(Les lettres I, 15, 1-2).

Alors comment en ce jour de fête ne pas pouvoir s’unir à sa sainteté qui ne sollicite de nous à son endroit « de ne pas oublier de prier pour Moi ». Cette demande le saint Père l’a fait retentir aux oreilles de notre Archevêque tout ressèment. Voici une forme de prière qui peut etre utile :

Prions pour notre Saint Père le Pape François…

Oremus pro Pontifice nostro Francesco.
Prions pour notre Saint Père le Pape François

Dominus conservet eum, et vivi-ficet eum, et beatum faciat eum in terram, et non tradat eum in manus inimicorum ejus.
Que le Seigneur le garde, lui donne la vie, qu’il le rende heureux sur la terre et ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis.

V. Tu es Petrus.
V. Tu es Pierre,

R. Et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam
R. Et sur cette pierre je bâtirai mon Église.

Prions : Dieu qui gouverne toutes choses avec sagesse, tu as voulu bâtir ton Église sur saint Pierre, le chef des Apôtres; regarde avec bonté notre pape François que tu as choisi comme successeur de Pierre; fais qu’il soit pour ton peuple le principe et le fondement visible de son unité dans une même foi et une même communion. Amen.

ou :

Prions : Ô Dieu, dans la série des successeurs de Pierre tu as choisi ton serviteur François, comme vicaire du Christ sur la terre et pasteur de tout le troupeau ; fais qu’il confirme ses frères, et que toute l’Eglise soit en communion avec lui dans le lien de l’unité, de l’amour et de la paix, pour que tous les hommes reçoivent de toi, pasteur et évêque des âmes, la vérité et la vie éternelle. Amen

Homélie du 2eme dimanche de carême, année c/ Abbé Henri Noël Ndoume Abiaghe

henri

Père Henri Noel

Bien aimés dans le Christ,

L’évangile de ce deuxième dimanche de carême nous parle de la transfiguration : Jésus qui, étant allé comme souvent sur une montagne avec ses disciples, change d’aspect devant eux, son visage et ses vêtements devenant comme ça, comme par enchantement, disons…lumineux.
Quel message Dieu veut il nous adresser à travers le témoignage de cet épisode de la vie du Christ ? Certainement pas que Jésus était un grand thaumaturge. Car au fond, des gens pouvant nous impressionner aujourd’hui encore avec de tels numéros, il n’en manque pas. Alors, inutile d’aller se fatiguer dans des conjectures tout à fait fallacieuses, ou des débats qui n’en valent pas la peine : « cela s’est-il vraiment produit ainsi, qui a vérifié les faits, ceux qui témoignent disent-ils vrai…comment cela peut-il se faire, bref ». Avec cela on perdrait un sacré temps.
Dieu nous parle toujours pour nourrir de substance et de sens notre présent qui peut souvent nous paraître obscur devant notre désir de voir et de comprendre ce que nous vivons, en considération de ce que nous avons vécu et de ce qui nous attend dans l’avenir. Oui, sans des éléments de réponse aux questions suscités par ce désir, même en plein jour, on a le sentiment d’être dans les ténèbres. Et plus encore lorsqu’on traverse des épreuves difficiles, comme la souffrance de soi ou de ses proches, dans toutes ses formes, c’est toute la vie qui semble devenir une absurde tragédie. C’est pour cela que Dieu nous parle. Et aujourd’hui, il semble vouloir nous dire que Jésus est lumière, tout simplement.
Dans la première lecture, on sent déjà ce message venir, peut-être pas à propos de Jésus directement, mais à propos du Dieu d’Abraham, qui se révèlera par la suite comme le Dieu d’Israël, et de tous les hommes. Ce vieillard en effet, Abraham, sorti de son pays, Our en Chaldée, se retrouve dans la nuit, disons comme souvent, face à lui-même : face à son passé et face à son avenir. Il est parti, poussé par une voix intérieure qui lui a demandé de le faire, et il a obéi ; peut-être sans aucune certitude d’avoir fait le bon choix. Bref, il est en plein milieux d’une aventure qui le conduit vers une terre inconnue qui lui est promise par un Dieu inconnu. Aujourd’hui encore nous pouvons comprendre sa situation, vu que chacun de nous peut en avoir fait l’expérience à sa façon. Il se demande donc : « Dieu qui es-tu, et que me veux-tu ? » Et quel croyant dans l’histoire, ne pose pas cette question que se posa déjà le père des croyants ? Et Dieu qui a l’initiative de toute notre devenir vient justement y répondre pour chacun, pourvu que l’on soit attentif a sa réponse.
Dieu parle de Lui-même : « Je suis ». Il dit au père des croyants : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en héritage. » Il lui révèle qu’il n’a rien à craindre. Il n’erre pas dans le désert sans direction et sans but. Sa vie est un projet divin, et pour ainsi dire il est en Dieu une « histoire sacrée ». Et nous sommes, nous aussi héritiers de cette vérité que nous sommes appelés à découvrir chaque jour dans le clair obscur de notre vie. Dieu est celui qui nous a fait sortir du néant pour nous introduire dans l’existence. Il est la clé du sens de tout ce que nous vivons, et nous demande simplement d’être attentifs a sa présence pour apprendre a mieux lui faire confiance.
Ensuite il fait une promesse. Dieu promet à Abraham en plus d’une terre, une descendance aussi vaste que l’univers. Ou si l’on veut, il lui promet des descendants aussi nombreux que les étoiles dans le ciel. Et cette promesse s’est accomplie, vu qu’aujourd’hui tous les croyants que nous sommes nous réclamons de la descendance d’Abraham, nous croyants juifs, chrétiens et musulmans. Dieu éclaire le passé d’Abraham et son avenir, de même que les nôtres. Et nous disons avec le psaume : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ».
C’est cela que manifeste entre autres, la transfiguration de Jésus. La présence à ses cotés des deux grandes figures que sont Moïse et Elie nous enseigne que cette lumière qu’Il manifeste est divine et correspond à l’enseignement de la Loi et des prophètes. Il ne vient rien effacer, ni éclipser. Il vient éclairer l’histoire et accomplir les promesses. De nombreux commentaires et analyses peuvent être faits à partir de cela, mais la voix du Père céleste qui se fait entendre définit le cadre juste de ces éventuels échanges : « celui-ci est mon Fils bien aimé : écoutez-le ».
Alors bien aimés dans le Christ, ne nous compliquons pas trop les choses. Car la parole de Dieu porte en elle-même son sens. Il se révèle à nous dans l’histoire d’Abraham, du peuple d’Israël, de Jésus, de ses apôtres, de ses disciples, des saints qui nous ont précédés auprès de lui, et de ceux dont le témoignage vivant aujourd’hui nous manifeste sa gloire. Dieu est vivant. Il est Dieu et lui seul l’est. Rien ni personne n’est égal a Lui. Sa splendeur et sa gloire nous invitent chaque jour à écouter sa Parole d’un cœur docile à son Esprit qui nous met en confiance, pour mieux le connaître, et vivre toujours plus heureux.
En découvrant sa face, ne restons pas simplement ni terrifiés, ni fascinés par cette lumière qui émane de lui, comme un insensé le ferait devant le soleil. Mais regardons et émerveillons-nous devant beauté de toutes ces choses de notre existence que cette lumière éclaire. C’est ainsi que nous seront à notre niveau les témoins de cette lumière. Il ne suffit pas d’avoir vu la lumière, il faut encore que cette lumière nous permette de mieux voir tout ce qui nous entoure. Si à cause d’elle nous ne voyons plus rien d’autre, cette lumière ne nous aura servi à rien. Mais si par elle vous cessons d’avoir peur des ombres et rassurons ceux qui en ont encore peur, alors nous aurons donné sens à la lumière. Devant la lumière, rien ne sert de dire « Lumière ! Lumière ! » La lumière de Dieu luit pour que nous sachions mieux dire « oh Jean, oh Pierre, oh Jacques, oh Serge-Patrick, que vous êtes beaux, et que Dieu est bon » Amen !

« Le dos tournée » : un temps de Coeur à Coeur avec le Seigneur. 18/02/2016

 
1er Jeudi du temps de carême
 
soubirou.jpgFête à souhaiter:
 
Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879),
Fille d’un meunier pauvre de Lourdes, elle reçoit entre février et juin 1858 à l’âge de 14 ans une série d’apparitions de la Vierge qui se fait connaître comme l’Immaculée Conception et engage la jeune fille à faire construire une église sur le lieu des apparitions. 1866, elle rejoint les soeurs de Nevers. Pie XI la canonise en 1933.
 
Autres saints du jour : Léonce, Nadette, Riwan, Riwana, Riwanenn, Riwanez, Riwanig, Nadine, Siméon
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EVANGILE
(Mt 7, 7-12)
 
« Quiconque demande reçoit »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
 
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore :
lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils
quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent,
quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus votre Père qui est aux cieux
donnera- t-il de bonnes choses
à ceux qui les lui demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
faites- le pour eux, vous aussi :
voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »
 
Méditation:
 
« Demandez et vous recevrez » : Cette recommandation de Jésus est devenue un proverbe. Elle porte sur la prière et sur notre relation au Père. Jésus nous recommande de ne pas tomber dans l’erreur que font les païens qui pensent qu’à force de paroles, ils seront exaucé.
Nous avons ici une autre dimension de la prière : la certitude de la réponse de divine. Dieu nous exauce bien au -de- là de nos attentes, et surtout , Il reste fidèle à ses promesses et exauce sans cesse nos demandes.
Nous te demandons avec foi, Père de grande bonté qui connais ce dont nous avons besoin: daigne aujourd’hui conduire nos pas vers la joie sans fin, que toi seul connais,
Dieu soit béni pour les siècles.
 
Intercession:
 
Père des lumières, ton Christ a brillé sur nous pour que nous ne marchions pas dans les ténèbres ; nous t’implorons :
 
R/ Que ta Parole soit la lampe de nos pas !
 
Accorde-nous d’avancer aujourd’hui sur ses traces et de vivre à sa ressemblance.
R/
Fais-nous vivre dans la vérité, et nous viendrons à ta lumière.
R/
Donne-nous assez d’amour pour oublier notre intérêt et vouloir le bien de tous.
R/
Aide-nous à travailler dans la patience pour que nous préparions la venue de ton jour.
 
Notre Père…
 
Prions:
 
Inspire-nous, Seigneur, de toujours concevoir ce qui est juste et de l’accomplir avec empressement ; sans toi nous ne pouvons pas exister, fais-nous vivre en accord avec toi.
Par Jesus Christ…
 
Que Dieu tout-puissant vous bénisse,
le Père,
le Fils
✚ et le Saint-Esprit.
R/. Amen.
 
Bonne journée !!!
Bonne fête à Nadine Anguilé!!!
Bonne fête à l’abbé Siméon !!!
Bonne fête à toutes les Bernadette!!!

« Le dos tourné »: Un temps de Coeur à Coeur avec le Seigneur.

Lundi 15 février 2016

 
sacre coeurFête à souhaiter:
 

Saint Claude, Saint Faustin, sainte Claudette, Sainte Claudia, Sainte Georgette, Sainte Georgia.

 

Saint Claude de la Colombiere est est né le 2 février à Saint-Symphorien d’Ozon (Isère) et décédé le 15 février 1682 à Paray-le-Monial. Jésuite de la Province de Lyon, il fut envoyé à Paray-le-Monial en février 1675, et authentifia les apparitions du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie. Père spirituel de Sainte Marguerite-Marie, témoin privilégié des « faits de Paray », il fut le premier apôtre du Sacré-Cœur. Canonisé en 1992.
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Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
 
EVANGILE
Mt 25,31-46
 
«Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.»
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
 
Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
“Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront :
“Seigneur, quand est- ce que nous t’avons vu… ?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
“Allez- vous- en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi :
“Seigneur, quand t’avons- nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux- ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »
 
Meditation:
 
Cette page d’Evangile est claire: nous serons jugé sur l’amour. Jesus nous montre plusieurs façons d’exercer l’amour fraternel. Et ajoute cette parole extraordinaire: « 
Chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.” Jesus le fils de Dieu, qui s’est fait l’un d’entre nous et surtout est mort par amour pour nous dans le dénuement total. Il s’est identifié à tous les pauvres, à tous les laisser pour compte, toutes les petits. Comme chrétiens , nous devons voir dans tous les pauvres que nous rencontrons sur notre chemin le visage du christ, pas seulement les démunis de notre famille consanguine.
Dans notre prière élargissons notre Coeur à la misère de l’humanité. Sachions être des bons samaritains pour tout homme que Jésus met sur notre chemin.
 
L’intercession:
 
Jésus, notre Sauveur, par le baptême tu nous as fait renaître à une vie nouvelle :
 
R/ Conduis-nous sur tes chemins.
 
Ouvre à ton peuple la voie du salut,
– mets en nous le désir de te ressembler.
R/
 
Apprends-nous à te reconnaître en nos frères et sœurs
– rends-nous attentifs à leur souffrance.
R/
Accorde-nous d’accomplir ta volonté,
– fais-nous la grâce d’un cœur qui te cherche.
R/
Donne à tes frères et sœurs de former un seul corps,
– oublie nos fautes contre l’unité.
R/
 
Notre Père…
 
Prions:
Fais-nous revenir à toi, Dieu notre Sauveur, et pour que ce Carême nous soit profitable, ouvre nos esprits à l’intelligence de ta loi.
 
Bénédiction :
 
Que le Seigneur nous bénisse et nous garde.
Amen.
Que le Seigneur fasse resplendir sur nous son visage
et nous accorde sa grâce.
Amen.
Que le Seigneur tourne vers nous son visage
et nous apporte la paix.
Amen.
Et que Dieu tout-puissant…
 
Bonne journée !!!!

Célébration de la Parole du dimanche 14 février 2016

jesus tenté1er dimanche de Carême C

 
Au nom du Père,et du fils, et du Saint Esprit. Amen!
 

  Seigneur, avec toi, nous irons au désert

 

1-Seigneur, nous irons au désert pour guérir

poussés, comme toi, par l’Esprit. (bis)
Et nous mangerons la parole de Dieu,
et nous choisirons notre Dieu.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
nous vivrons le désert avec toi !
 
2 – Seigneur, nous irons au désert pour guérir,
poussés comme toi par l’Esprit. (bis)
Et tu ôteras de nos cœurs le péché,
et tu guériras notre mal.
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
ô vivant qui engendre la vie !
 
Prions:
 
Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer ;
en te désirant, de te chercher ;
en te cherchant, de te trouver ;
en te trouvant, de t’aimer ;
et en t’aimant, de racheter mes fautes ;
et une fois rachetées, de ne plus les commettre.
 
– 1ère lecture : La profession de foi du peuple élu (Dt 26, 4-10)
 
– Psaume 90: 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab
 
R/ Sois avec moi, Seigneur, dans mon épreuve.
 
– 2e lecture : La profession de foi en Jésus Christ (Rm 10, 8-13)
 
– Évangile : « Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté » (Lc 4, 1-13)
 
Mèditation:
/ Abbé Stany Mapamgou
 
La première lecture de ce premier dimanche de Carême nous installe au cœur d’une réalité incontournable dans la foi d’Israël : la mémoire. Israël est un peuple qui fait mémoire ! En déposant devant l’autel les prémisses de leurs récoltes, les fils d’Israël sont invités à prononcer ces paroles : « Mon père était un araméen nomade qui descendit en Egypte (…) Les égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage (…) Le Seigneur nous a faits sortir d’Egypte à main forte et à bras étendu ». Aucun geste de la vie courante n’est trop banal pour ne pas devenir une occasion de célébrer les merveilles accomplies par Dieu dans l’histoire.
Quand la mémoire d’un peuple n’est pas célébrée, s’installent le doute et l’erreur. Les repères se perdent. La foi ne se ravive et ne se nourrit que dans la célébration des merveilles que Dieu accomplit pour nous. L’apôtre Paul enseigne dans sa lettre aux Romains que la foi proclamée – et sans doute continuellement répétée – conduit au salut : « Si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé ».
Les réponses de Jésus au Tentateur sont, assurément, un bon exercice de restitution de la mémoire. Jésus ne doit son salut qu’à sa fidèle identification à la Parole de Dieu. Jésus est lui-même cette Parole. Il se connaît lui-même. Il faut le dire : devant la tentation de l’autosatisfaction dans sa mission, Jésus choisit de ne pas trahir son identité. Il reste fidèle à ce qu’il est, c’est-à-dire Fils du Père et obéissant à sa volonté, ainsi qu’à son projet sur l’homme.
Eduqué dans la mémoire de son peuple et en même temps Fils de Dieu, Jésus marche résolument vers le ministère de Rédemption qu’il est venu accomplir. Ses rêves et ses aspirations ne correspondent pas à ceux du Tentateur. C’est bien pourquoi aucune compromission qui compromette sa mission n’est possible.
Nos aspirations désordonnées ne sont-elles pas autant de portes volontairement ouvertes à l’Adversaire ? Les routes vers lesquelles il nous déroute trop souvent, ne sont-elles pas que l’aboutissement de nos rêves de nous construire en dehors du projet de Dieu ? Nous sommes bien fils d’Adam ! Convertissons-nous et apprenons à devenir frères de Jésus-Christ. Ce temps favorable du Carême nous est donné pour cela.
Profession de foi:
 
« En effet, si de ta bouche,
tu affirmes que Jésus est Seigneur,
si, dans ton cœur,
tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts,
alors tu seras sauvé »‘, en ce jour de résurrection disons notre foi:
 
CREDO – SYMBOLE DES APÔTRES
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
 
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et à été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père, tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
 
Je crois en l’Esprit Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen
 
Intercession:
 
Durant ce Carême, remettons-nous entre les mains de Dieu qui a fait du Christ le premier d’une humanité nouvelle.
 
R/Lumière des hommes nous marchons vers toi, Fils de Dieu tu nous sauveras.
 
L’Eglise est messagère de l’alliance de Dieu.
Prions pour qu’elle apparaisse dans le monde entier, à l’image de l’arc-en-ciel qui
annonce l’alliance de Dieu avec les hommes.
 
R/Lumière des hommes nous marchons vers toi, Fils de Dieu tu nous sauveras.
 
La paix est encore et toujours menacée.
Prions pour que ceux qui exercent le pouvoir, qu’ils se laissent diriger par la vérité au
service d’une réconciliation juste entre les hommes et d’une paix durable.
 
R/ Lumière des hommes nous marchons vers toi, Fils de Dieu tu nous sauveras.
 
Il existe toujours des pauvres et des malheureux.
Prions pour que ceux qui ont faim, qui sont dans le besoin, qu’ils voient naître en leur
faveur un grand mouvement d’entraide fraternelle.
 
R/Lumière des hommes nous marchons vers toi, Fils de Dieu tu nous sauveras.
 
Nous sommes tous appelés à la conversion.
Prions pour que chacun d’entre nous, par la grâce d’une vie nouvelle, profite de ce
nouveau carême pour devenir davantage disciple du Christ.
 
R/Lumière des hommes nous marchons vers toi, Fils de Dieu tu nous sauveras.
 
Notre Père….
 
Prions :
 
Seigneur, Dieu de patience et de miséricorde, viens à notre secours. Dirige vers toi les
désirs de notre cœur pour que nous puissions voir ton règne grandir dans le monde et
dans notre vie. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen
 
Que La bénediction de Dieu Père, Fils et Saint Esprit descende sur nous et sur nous demeure à Jamais. Amen
 
Bon dimanche de Carême!!!
Bonne fete de saint Valentin!!!
 
ASPM

 Huit questions sur le carême 

careme 2016I. Qu’est ce que le Carême ?

On appelle « carême » la période de quarante jours (quadragesima) réservée à la préparation de Pâques, et marquée par l’ultime préparation des catéchumènes qui doivent recevoir le baptême le jour de Pâques.

II. Pourquoi le carême dure-t-il quarante jours ?

Le carême dure quarante jours parce que ce nombre a une valeur symbolique dans la Bible :

40 jours de Jésus au désert au début de son ministère, temps d’épreuve et de ressourcement (Mt 4,2)

symbole des 40 ans du séjour des Hébreux au désert durant l’Exode.

On pourrait évoquer aussi dans la Bible :

40 jours de Moïse sur la montagne en présence de Dieu (Exode 24,18)

40 jours de marche d’Elie vers la montagne de Dieu (1 R 19,8)

40 jours de déluge où la terre est recouverte (Genèse 7,4)

40 jours de pénitence de Ninive sur les injonctions de Jonas (Jonas 3,4)

40 ans de l’Exil des juifs à Babylone

40 ans, c’est le temps (à l’époque de la Bible !) d’une vie humaine, d’une génération. Cela veut dire que ces 40 jours sont le symbole de toute notre vie. Il en est de même pour Jésus au désert. Si les Evangélistes ont choisi de raconter un séjour de 40 jours au désert où il fut tenté, c’est pour signifier que toute sa vie, ces tentations l’ont assailli : tentation d’imposer sa force par des miracles, tentation de prendre ou d’accepter le pouvoir politique, tentation d’échapper à sa passion ; bref tentation de montrer qu’il était Dieu en refusant d’être un homme.

III: Quel est le sens du Carême chez les chrétiens ?

Le sens du Carême chez les chrétiens est qu’il est un temps de jeûne, de prière et de partage en préparation de Pâques Pour les catéchumènes le temps du catéchuménat en préparation du Baptême qui sera reçu dans la nuit pascale ; un peu comme un temps de fiançailles. Il reste pour tous un temps de ressourcement et de « révision » des bases de notre foi. Pour les pénitents un temps de pénitence en préparation de la réconciliation qui était célébrée autrefois le Jeudi Saint, à l’époque où l’on ne pouvait recevoir le sacrement de la réconciliation qu’une seule fois dans sa vie, après une faute extrêmement grave, comme d’avoir abjuré sa foi ou tué quelqu’un ; c’était un peu comme un second baptême. Il reste pour tous un temps de conversion et de pénitence où l’on demande le pardon de Dieu.

IV. Comment  pratique-t-on  le carême  ?

La pratique du Carême porte  sur 3 points (voir Mt 6, 1-18) :

– Le jeûne. C’est-à-dire une forme de privation par quoi on veut montrer que l’on est libre par rapport aux dépendances matérielles : tabac, alcool, drogue, bien sûr, mais aussi d’autres formes de dépendances qui dépassent de loin la seule nourriture. C’est, dans toutes les religions, un exercice qui favorise l’intériorité. Concrètement, au cours du Carême le Jeûne est demandé le jour du Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Il consiste à prendre un repas léger le midi, sans alcool et sans viande. Ne pas confondre avec l’abstinence (de viande) qui est demandée, durant le Carême, tous les vendredis et le mercredi des Cendres.

– Le partage, ou l’aumône. Si le jeûne nous permet de vivre en hommes libres, le partage nous invite à vivre en frères. Lié au jeûne, le partage indique le sens de nos privations. Il ne s’agit pas de se priver pour le plaisir (ou plutôt pour la douleur), mais bien pour s’ouvrir aux autres. Après tout, nous célébrons à Pâques, le don de soi du Fils de Dieu, auquel nous sommes invités à répondre à notre tour. Traditionnellement, durant cette période de Carême, les communautés chrétiennes, la CARITAS.

– La prière est le troisième volet de la pratique du Carême. Cette fois, c’est une invitation à vivre en fils de Dieu. Si par le jeûne, on se « désencombre » de soi, si par le partage on comble l’autre de notre richesse, par la prière on se remplit de la présence de Dieu, ou plutôt on laisse Dieu nous remplir de sa présence. Comme pour le jeûne et le partage, on se reportera à l’Evangile selon st Matthieu (Mt 6, 1-18) qui engage à vivre le jeûne, le partage et la prière « dans le secret », c’est-à-dire non pas de manière extérieure, formelle et ostentatoire, mais dans l’intériorité. Le plus important, c’est l’attitude intérieure et non pas le respect formel d’un rite par pure obéissance. Dans beaucoup de paroisses ou de mouvements (ou d’Etablissements scolaires) ce temps de Carême est l’occasion d’organiser des réunions de prière ou de réflexion ou encore des célébrations supplémentaires.

V. Pourquoi le carême commence-t-il un mercredi ?

A l’origine, le carême commençait le dimanche, qu’on appelle toujours le « premier dimanche de Carême. Mais, comme le dimanche est un jour où l’on ne jeûne pas, puisque chaque dimanche on fête la Résurrection de Jésus, au VIème siècle, pour que le nombre de 40 jours de jeûne reste effectif, on a avancé le début du Carême au mercredi qui précède le 1er dimanche. A partir du Xème siècle, on a instauré le rite des Cendres en signe de pénitence. D’où le nom de « mercredi des cendres ».

VI. Pourquoi des cendres ? Et que fait-on avec ? Il s’agit d’un très vieux rite, qui n’est pas propre aux chrétiens et qui signifiait que l’on faisait pénitence, c’est-à-dire que l’on reconnaissait que l’on avait fait des péchés, qu’on le regrettait et qu’on se promettait de les réparer. Les cendres rappellent que la vie humaine est peu de choses et qu’il est important de se tourner vers l’essentiel avant qu’il ne soit trop tard. Au cours d’une célébration, le prêtre fait un petit signe de croix sur le front des fidèles avec des cendres en disant la phrase suivante : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière », mais aujourd’hui on dit plutôt: « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile »

VII. Quelles sont les étapes du Carême ?

Il commence donc le Mercredi des Cendres. Comme autrefois la pratique du jeûne était beaucoup plus stricte que maintenant et que, par exemple, on ne mangeait ni viande, ni matière grasse durant les 40 jours, la veille, on disait « Adieu à la viande » en latin « Carna vale ! » qui a donné le mot Carnaval ; et l’on finissait les matières grasses que l’on avait encore à la maison, notamment en faisant des crêpes, c’est l’origine du mot « Mardi gras » qui est donc la veille du Carême. Suivent 5 semaines de carême. La 6ème semaine s’appelle la Semaine Sainte ou semaine de la Passion, depuis le Dimanche des Rameaux où l’on fête l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem. [Les 3 évangiles synoptiques situent cet événement une semaine avant Pâques, donc au début de la Passion – tandis que Jean, plus historique, le place 6 mois avant, lors de la fête juive des Tentes (Soukkoth), témoin le bouquet de plantes (Lulav) que les juifs constituent et agitent rituellement lors de cette fête et que rappellent nos branches de buis.] La semaine se termine par le Triduum (= 3 jours) pascal : Jeudi saint : commémoration de la 1ère eucharistie ; on dit aussi la Cène ou repas rituel pascal que Jésus a pris avec ses disciples la veille de sa mort. C’est traditionnellement la fête des ministres ordonnés (évêques, prêtres, diacres). En toute rigueur de termes, le Carême s’arrête ce soir-là Vendredi saint : Célébration de la mort de Jésus. Jour de jeûne et d’abstinence. Le soir un Office de la Passion célèbre l’événement. La piété populaire a instauré la pratique du Chemin de Croix, en général dans l’après midi, à l’heure où les évangiles fixent la mort de Jésus. Samedi saint : temps de veille et de prière autour de Jésus au tombeau. Ce jour-là aucune messe n’est célébrée, ni baptême. Le soir, la fête de Pâques proprement dite commence avec la Veillée (ou Vigile) pascale. Grande célébration de la Résurrection autour des signes de la lumière (feu) et de l’eau (baptême) ; où un cycle de lectures bibliques rappelle les grandes étapes de l’histoire du salut et au cours de laquelle sont célébrés les baptêmes des catéchumènes. C’est la célébration la plus importante de l’année pour un chrétien.

VIII. A quoi sert-il de manger du poisson le Vendredi de Carême ?

D’abord, il n’a jamais été demandé de manger du poisson, mais seulement de ne pas manger de viande. C’est la tradition qui a fait qu’on a pris l’habitude de remplacer la viande par du poisson. Bien sûr qu’il existe de très bons poissons et qu’on peut se régaler bien plus en mangeant un bon poisson qu’une mauvaise viande. Le but n’est pas de se faire du tort en mangeant quelque chose de mauvais. D’ailleurs, la bonne question à se poser, ce n’est pas « à quoi ça sert », mais « qu’est-ce que ça veut dire ? » Ce n’est pas une question d’utilité, mais de sens. Quel est alors le sens du poisson ? D’abord, traditionnellement le poisson était considéré comme un plat moins consistant que la viande et qui donc pouvait constituer une forme de jeûne. Ensuite, en accord avec la tradition orientale, on peut y voir le symbole de la non-violence (À condition qu’on accepte que la pêche soit moins violente que la chasse ou l’abattage !) Enfin, il n’est pas impossible non plus de voir dans le poisson l’anagramme du titre du Christ. En effet, en grec, « poisson » se dit ICHTHUS qui se compose des initiales de la formule Ièsous CHristos THeou Uios Sautèr, qui signifie « Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur. »

Homélie du 1er dimanche de Carême C

Dimanche 14 février 2016
Stany

Abbé Stany Mapamgou, Exégète

La première lecture de ce premier dimanche de Carême nous installe au cœur d’une réalité incontournable dans la foi d’Israël : la mémoire. Israël est un peuple qui fait mémoire ! En déposant devant l’autel les prémisses de leurs récoltes, les fils d’Israël sont invités à prononcer ces paroles : « Mon père était un araméen nomade qui descendit en Egypte (…) Les égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage (…) Le Seigneur nous a faits sortir d’Egypte à main forte et à bras étendu ». Aucun geste de la vie courante n’est trop banal pour ne pas devenir une occasion de célébrer les merveilles accomplies par Dieu dans l’histoire.
Quand la mémoire d’un peuple n’est pas célébrée, s’installent le doute et l’erreur. Les repères se perdent. La foi ne se ravive et ne se nourrit que dans la célébration des merveilles que Dieu accomplit pour nous. L’apôtre Paul enseigne dans sa lettre aux Romains que la foi proclamée – et sans doute continuellement répétée – conduit au salut : « Si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé ».
Les réponses de Jésus au Tentateur sont, assurément, un bon exercice de restitution de la mémoire. Jésus ne doit son salut qu’à sa fidèle identification à la Parole de Dieu. Jésus est lui-même cette Parole. Il se connaît lui-même. Il faut le dire : devant la tentation de l’autosatisfaction dans sa mission, Jésus choisit de ne pas trahir son identité. Il reste fidèle à ce qu’il est, c’est-à-dire Fils du Père et obéissant à sa volonté, ainsi qu’à son projet sur l’homme.
Eduqué dans la mémoire de son peuple et en même temps Fils de Dieu, Jésus marche résolument vers le ministère de Rédemption qu’il est venu accomplir. Ses rêves et ses aspirations ne correspondent pas à ceux du Tentateur. C’est bien pourquoi aucune compromission qui compromette sa mission n’est possible.
Nos aspirations désordonnées ne sont-elles pas autant de portes volontairement ouvertes à l’Adversaire ? Les routes vers lesquelles il nous déroute trop souvent, ne sont-elles pas que l’aboutissement de nos rêves de nous construire en dehors du projet de Dieu ? Nous sommes bien fils d’Adam ! Convertissons-nous et apprenons à devenir frères de Jésus-Christ. Ce temps favorable du Carême nous est donné pour cela.
S. M