Dimanche la Très Sainte Trinité, Un Dieu en Trois personnes

Nous célébrons ce dimanche la Très Sainte Trinité, Dieu en Trois personnes. Pour arriver à une meilleure compréhension de ce mystère de notre foi, une distinction s’impose au niveau philosophique entre nature et personne.

L’Eglise n’affirme pas qu’il y ait plusieurs dieux – ce qui serait contraire à la révélation biblique. Ce que nous croyons, c’est que notre Dieu est une seule nature en trois personnes. La nature, en effet, n’exclue pas une pluralité de personnes. La preuve la plus simple en est notre humanité. Sur la terre, des milliards de personnes partagent la nature humaine. D’autres centaines de milliards l’ont partagée avant nous au long des siècles, et d’autres la partageront après nous. Il s’agit de l’unique nature humaine, mais manifeste en plusieurs personnes. La première erreur que nous faisons par rapport à la Trinité est donc purement philosophique : nous nous refusons de penser plusieurs personnes en Dieu sans que cela remette en cause son unicité.

En parlant de l’humanité, on se rend bien compte de nombreuses diversités qu’elle peut embrasser : depuis les langues, en passant par les us et coutumes, les goûts et les couleurs, et pour finalement arriver à la réalité de l’identité personnelle. Chacun a son visage et est reconnu comme personne unique. Même les vrais jumeaux sont reconnus personnes différentes. Le danger, évidemment est de croire, que c’est nous qui projetons en Dieu les caractéristiques qui sont les nôtres (cette image déformée de Dieu, basé sur la vision de l’homme, s’appelle l’anthropomorphisme). La Bible enseigne tout le contraire : c’est nous qui sommes à l’image de Dieu ; c’est nous qui sommes fait comme Dieu. Dieu n’est pas l’image de nos fabrications idolâtres !

Pour couper court, disons simplement que notre humanité est famille parce que à l’image de Dieu. C’est parce que notre Dieu est en trois personnes, qu’il n’est pas un solitaire égoïste, heureux et satisfait de sa propre existence, qu’il connaît l’autre dans son identité personnelle – le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas le Saint-Esprit, et vice-versa – que nous pouvons nous aussi nous tourner vers l’autre, l’aimer, construire des amitiés, fonder une famille et vivre en société, en communauté humaine…

Qui ne croit pas en la Trinité court le risque de réduire à néant l’être-ensemble qui fait partie de la nature-même de Dieu, de son peuple, de son Eglise, de toute humanité.

S. M.

Joyeuse fete de la Sainte Trinité très cher Père Archevêque et Joyeux anniversaire

imageEntré ce samedi 30 mai 2015 d’un long voyage qui l’a conduit en pèlerinage au Liban, à la canonisation d’Émilie de Villeneuve à Rome, à la célébration du bicentenaire de la naissance de Don Bosco à Turin en Italie tout en passant par Paris notre Archevêque,Salésien de Don Bosco(Sdb), présidera une messe à la paroisse saint Michel de M’Kembo au cours de laquelle il confirmera les jeunes en age scolaire des paroisses des villes de Libreville et d’Owendo. Cette Célébration a lieu en ce dimanche de la fete de la sainte trinité, lendemain de l’anniversaire de naissance de Mgr Basile MVE ENGONE. Aussi voudrai-je partager avec chacun de vous cette catéchèse du Pape François en la date 11 mars 2015 portant sur : “La vieillesse, une grâce et une mission”

Le Pape d’entrée de jeux affirmait: « Il est vrai que la société tend à vouloir nous écarter, mais certainement pas le Seigneur« , pour le Pape la vieillesse, est « une vocation, une grâce et une mission particulières.

La prière des anciens est un don pour l’Église et pour toute société trop affairée et trop distraite, a poursuivi le pape. Les anciens peuvent remercier le Seigneur pour ceux qui négligent de le faire, et intercéder pour les nouvelles générations. Ils peuvent faire comprendre aux jeunes qu’une vie sans amour est une vie desséchée, que l’angoisse de l’avenir peut être vaincue, qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Les anciens et grands-parents forment un chœur permanent dont la louange soutient la communauté qui travaille et qui lutte dans la vie.

Dans la prière, observe encore François, les anciens purifient leur cœur et se gardent ainsi de l’endurcissement et du ressentiment qui leur feraient perdre le sens de leur témoignage de sagesse. Loin de mépriser les jeunes, la mission des grands-parents est vraiment de les encourager dans leur recherche de la foi et du sens de la vie.

Joyeuse fete de la Sainte Trinité très cher Père Archevêque et Joyeux anniversaire. Soyez assurés de nos prières, Dieu vous aime. Nous vous sommes unis ainsi le disait Saint Ignace d’Antioche  « comme les cordes à la lyre ».

 

HOMELIE à L’OCCASION DE LA FETE DE LA SAINTE TRINITE: Dimanche 31 mai 2015/Pére Leon Mba, Ordre de la Très Sainte Trinité et des Captifs (O.S.S.T)

La célébration de la Solennité de la Très Sainte Trinité offre à chaque chrétien la grace de découvrir avec autant de joie et de stupeur la Révélation Divine de Dieu comme: Père, Fils, et Saint Esprit. Le Dieu Un et Trine, poursuit jusqu’à ce jour son entrée dans l’histoire de l’humanité. Entre dialoguer et faire sienne cette réalité, la Trinité devient en quelque sorte, l’histoire meme de l’homme, c’est à dire: l’histoire du salut. Serait – elle alors le mystère de Dieu Lui – Meme, en ce sens qu’il demeure toujours incompris par les hommes, malgrès la mort et la resurrection de son Fils Jésus et l’avènement de l’Esprit Saint ? La reponse de l’Eglise à cette situation, en matière de foi et de charité semble toutefois insuffisante par rapport au spectacle alarmant de la société d’aujourd’hui.

Comment ne pas s’interroger sur le sens de la Trinité ? Comment ne pas remettre en cause l’existence d’un Dieu Un, Unique et Trine, dans le monde où plus que jamais, le mal semble avoir gagné le coeur des hommes ? La facilité à servir le Mal et jouir de ses fruits ici bas est plus que jamais une monnaie courante. À quel prix le sang des innocents ne cesse de couler de partout dans le monde à cause l’incrédulité, de l’égoisme, de l’Orgueil et de l’endurcissement du coeur ? Des crimes rituels en passant par les guerres civiles, la course au pouvoir et la lutte des classes, mettent en evidence le zèle de l’homme à se réjouire de l’intéret personnel et non de tous. L’homme dénigre son prochain, la crise sévit tout les secteurs de la société. Le monde se plait à servir le Mal afin d’assurer le confort de la Chaire et non la paix de l’ame. Mais comme le dit le spalmiste: “Que sert à l’homme de gagner le monde s’il venait à perdre son Ame?” Face à cette horreur, fasse à cette indifference et au rejet de celui qui est l’auteur de la vie donc Dieu, l’Eglise appelle ses fils à l’Espérance.

S’ajoutant à la foi et à la charité, l’espérance est la troisième vertu teologale qui redonne sens à notre existence. Le coeur de l’homme est cacheté de l’amour fou et sans limite de Dieu. Et cet amour est communion et aussi infini. C’est en lui et par lui que nait en tout homme, le vrai sens de la vie. Un sens que les lectures de ce dimanches nous rappellent profondement. Moise qui, dans la première lecture (Dt 4, 32 – 34. 39 – 40) est surprit de l’approximité de Dieu à la souffrance et aux cris de l’homme, tremble de Bonheur à savoir qu’en dépit tout le dernier mot revient toujours à Dieu. Ceci est le sens profond et l’éfficacité de la Foi, de l’Espérance et de la Charité. Combien de fois n’avions nous pas senti la Parole de Dieu resonner dans nos coeurs comme une douce mélodie, proccurant ainsi à nos vies, la douceur et la paix? Tout mystère en Dieu est exprimé en une seule parole: Amour. Car Dieu est amour, et d’un amour infini qui se lit et se vit dans la Trinité.

Faisant appelle à cette identité de Dieu dans nos coeurs, nous pouvons ainsi, avec Saint Paul dans la seconde lecture (2Cor 5, 17) affirmer avec foi qu’en Jésus, nous sommes: fils de Dieu. Le vieil homme en nous, désormais doit mourir pour laisser naitre l’homme nouveau qui fait de nous une creature nouvelle. Ainsi, de meme que le Christ au milieu de nous, n’a cessé de faire le bien à tous, sans distinction de race, de tribut, de langue ou de groupe ethnique. La commununion et l’amour inestimable de Dieu dans la Trinité doit etre le symbole de tout chrétien. Notre foi ne nous enseigne t – elle pas, que nous sommes tous, image et resemblance de Dieu, c’est – à – dire de la Trinité? Alors, comment expliquer tant de haine dans le monde? Pourquoi tant de méchanceté, de jalousie et de violence dans les Coeurs? Autant de questions qui à la rigueur mériteraient autant de réponses.

Cependant, il est preferable de se retourner avec foi vers Dieu qui nous aime et que nous savons si proche de nous. Supplions –le avec foi, afin qu’il nous accorde le don de la patience, la grace de le reconnaitre et de le glorifier en toutes choses, en tout lieux et en tout temps. Prions – le, pour les dirigeants politiques et religieux de ce monde, afin que leur coeur soit plus sensible à la recherche de l’intéret de tous et non de l’intéret personnel. Que leur vie soit une recherche permanante de la gloire de Dieu et non celle des hommes. Dans l’Evangile le Christ envoie ses disciples avec cet ordre: “Allez par le monde entier, faites des disciples, baptisez – les au Nom du Père et du Fils, et du Saint Esprit.” C’est une opportuiné pour chacun de pouvoir de son mieux, intensifier la présence de Dieu dans sa vie, mais surtout de pouvoir comme chrétien , défendre avec fermeté ce trésor qui est l’Amour, et qui nous unit à jamais à Dieu et à notre prochain.

Car le bapteme est une charge prestigieuse que le Christ resuscité a confié à ses disciples. Par lui nous somme plongé dans sa mort et nous participons désormais à sa resurrection. Ce qui revient à compredre que nous sommes tous baptisés au nom de la Trinité et que chaque prière et acte de foi de notre vie à l’egard de Dieu, doit etre un reflèt d’amour et de communion entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. Car en soi – meme, la Trinité n’est pas un mystère à contempler ou encore à chercher à comprendre. Mais si cela se trouve, Elle est tout simplement le berceau d’amour où tout homme en cette vie devrait et doit trouver le repos, la paix du coeur et le salut de l’ame.

Pére Leon Mba, Ordre de la Très Sainte Trinité et des Captifs (O.S.S.T)

Jeanne-Emilie de Villeneuve , « Sainte »

Sainte-Jeanne-de-Villeneuve-une-vie-dediee-aux-pauvres_article_popinLe pape François a présidé le dimanche 17 mai 2015 une eucharistie place saint Pierre au cours de laquelle quatre Bienheureuses ont été déclaré « saintes »: une Française, une Italienne et deux Palestiniennes.

Jeanne-Emilie de Villeneuve (1811-1854), Maria Cristina dell’Immacolata (1856-1906),Mariam Bawardi (1846-1878) et Marie-Alphonsine Ghattas (1843-1927),sont désormais saintes.

Une célébration qui a vu une participation immense de fidèles, sous un beau soleil. Quatre évêques du gabon et de nombreux pélerins, religieux, pretres et laics venus du Gabon étaient présent place saint Pierre en guise de reconnaissance et de témoignage pour l’oeuvre immense entreprise par les sœurs de l’Immaculé Conception.

L’évêque de Rome a mis en exergue le parcours de vie des quatre religieuses, « modèles de sainteté, que l’église nous invite à imiter » et dont les portraits ornaient la façade de la basilique.

Le Pape, dans son homélie, a évoqué les personnalités de chacune des femmes. De la Soeur Jeanne-Emilie de Villeneuve, il a dit qu’elle « a consacré sa vie à Dieu et aux pauvres, aux malades, aux prisonniers, aux exploités ».

La fondatrice de la congrégation de Notre Dame de l’Immaculée Conception à Castres, Jeanne-Emilie de Villeneuve est décédée du choléra après avoir envoyé Joyeusement ses sœurs en Afrique. 

6ème dimanche de Pâques B 17 mai 2015 Abbé Stany Mapangou

Homélie

Le chemin qui parcours l’Eglise de la célébration de la Pâques à la Pentecôte est fortement marqué par la solennité de l’Ascension, en laquelle l’Eglise nous invite à contempler le Seigneur Jésus-Christ qui entre dans sa dimension céleste avec toute sa gloire de Ressuscité.

Dans l’imaginaire religieux des hommes, le ciel – tel qu’il se trouve au-dessus de nos têtes – a toujours été objet de fascination et de mystère ; et puisque le mystère est pour l’homme le voile à travers lequel il entrevoit la divinité, le ciel devient le lieu où demeure Dieu. Par la distance qui nous sépare du ciel nous apprenons à mesurer et contempler la transcendance divine. Et si l’humanité a souvent été tenté de diviniser les astres, ou de trouver dans l’interprétation du vol des oiseaux quelque message des dieux, ou si encore elle a cru offrir un culte en faisant monter la fumée des holocaustes et des encens vers le ciel, elle n’a jamais pour autant perdu ses rêves de devenir Dieu. Tout en sachant qu’il n’est pas Dieu, l’homme demeure dans cette soif de l’absolu que rien, pas même les sciences qui lui ont permis de voler au-delà des nuages ou d’explorer la galaxie, ne parviennent à étancher.

Ce paragraphe n’est pas un cours d’histoire de religions. Il essaie plutôt de nous faire entrer dans la grandeur du mystère de l’Ascension : en la personne de Jésus-Christ se réalise toute l’humanité ; tout homme, et tout l’homme devient Dieu. Nous en sommes rendus capables parce que par lui, Dieu est devenu homme. En retrouvant sa nature originelle, il emporte avec lui notre chair. Il ne l’abandonne pas dans les ténèbres du doute et du tombeau. C’est ce mystère que l’Esprit Saint, qu’il nous a promis comme « consolateur » et gage de sa présence permanente, vient creuser en nous.

Mais cessons de rêver de nuages ! Ce que le Seigneur nous a appris durant sa vie terrestre, c’est que notre « être-Dieu » ne se réalise que dans l’amour concret que nous avons les uns pour les autres. Cet amour a la puissante capacité de manifester le Dieu invisible parmi nous. En vivant dans l’amour, nous restons fermes et vigilants dans la vérité pour laquelle et dans laquelle Jésus nous a consacrés. Non, nous ne sommes pas du monde. Nous sommes pour le ciel.

Marie et le Liban, deux termes que la Bible a déjà unis…

imageNous saisissons la présence  de notre  Archevêque en terre libanaise pour découvrir les richesses spirituelles de ce peuple.

Avant d’être chrétien, le Liban est le seul pays au monde qui ait mérité par sa beauté et ses charmes de servir de terme de comparaison à la plus belle des créatures : une fois chrétien, il est devenu terre d’élection de la Vierge et le culte tout particulier qu’il n’a jamais cessé de lui offrir a été pour sa foi la meilleure sauvegarde.

Pour exprimer sa dévotion à la Vierge, le peuple chrétien à côté de la liturgie officielle avec une langue qui n’était plus complètement à sa portée, a usé de la langue arabe, langue populaire en une floraison de prières et d’hymnes.

Un écrivain libanais à qui on demandait, lors de la déclaration d’indépendance du Liban à la suite de la première guerre mondiale, de composer un hymne national, s’en est excusé en disant : cet hymne existe, c’est : « Bienveillante Mère de Dieu ». Il entendait l’hymne que l’on chante au moment de la bénédiction par l’image de la Vierge, hymne qu’aucun Libanais de la montagne n’ignore.

C’est dire combien la dévotion à la Vierge est enracinée au coeur du chrétien libanais. Le même écrivain prenait pour symbole du Liban l’église du village, très souvent dédiée à la Vierge et dans la cour de laquelle s’élève presque immanquablement un chêne puissant et séculaire.

L’hymne « Bienveillante Mère de Dieu »

« Bienveillante Mère de Dieu, trésor de miséricorde et de grâce,
Tu es notre refuge et notre espérance,
Protège-nous, Ô Vierge, et prends en pitié nos morts.

Si tu es de corps loin de nous, ö Vierge Mère,
Ton intercession nous accompagne et nous garde.

De celui qui t’éleva au-dessus de toute créature,
En prenant chair de toi,
Obtiens aux pécheurs le pardon, pour toujours.

Tu es notre mère et notre espérance, notre gloire et notre refuge,
Intercède pour nous auprès de ton Fils,
Pour qu’Il nous pardonne nos péchés par sa miséricorde.

Ne nous abandonne pas, Ô bienveillante, Ô pleine de toute grâce
Sauve tous tes serviteurs,
Pour que nous te remercions à jamais. »