Site de L’Archidiocese de Libreville en Chantier

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administrateur de mouila

Nous allons au large, Ensemble et en Eglise avec notre Archeveque

Vous pouvez d ‘ors et dejà découvrir sa structure. Nous sommes heureux de pouvoir mettre à profil la formation que nous recevons à l’Université Pontificale Salesienne de Rome.

Nous saisissons cette opportunitée pour vous présenter nos voeux les meilleurs en cette année 2015 et vous presentons aussi nos excuses pour toutes les imperfections.

Que Dieu vous benisse.

Pour toutes vos contributions voici notre couriel : mabickassaserge@gmail.com

ROME : Message du Pape pour le Careme 2015

Le message du Pape pour le careme

C’est une tradition que le Message de carême du pape François soit préparé et publié en collaboration avec le dicastères de la charité du pape, Cor Unum, et donc aussi Caritas Internationalis, insistant ainsi sur un carême de « charité ».

Cette année, le carême s »ouvrira, le mercredi 18 février, Mercredi des Cendres, il s’achève le dimanche de Pâques, dimanche 5 avril.

Le Pape François a rendu public ce mardi son message écrit pour le Carême 2015, intitulé « Tenez ferme » (Jc5,8).

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« Chers frères et sœurs,
Le Carême est un temps de renouveau pour l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c’est surtout un « temps de grâce » (2 Co 6,2). Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant : « Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier » (1 Jn4, 19). Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse ; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent… alors notre cœur tombe dans l’indifférence : alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter.
Quand le peuple de Dieu se convertit à son amour, il trouve les réponses à ces questions que l’histoire lui pose continuellement. Un des défis les plus urgents sur lesquels je veux m’arrêter dans ce message, est celui de la mondialisation de l’indifférence. L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent. Dieu n’est pas indifférent au monde, mais il l’aime jusqu’à donner son Fils pour le salut de tout homme. À travers l’incarnation, la vie terrestre, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre le ciel et la terre, s’est définitivement ouverte. Et l’Église est comme la main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient agissante dans l’amour (cf. Ga5,6). Toutefois, le monde tend à s’enfermer sur lui-même et à fermer cette porte par laquelle Dieu entre dans le monde et le monde en lui. Ainsi, la main, qui est l’Église, ne doit jamais être surprise si elle est repoussée, écrasée et blessée. C’est pourquoi, le peuple de Dieu a besoin de renouveau, pour ne pas devenir indifférent et se renfermer sur lui-même. Je voudrais vous proposer trois pistes à méditer pour ce renouveau.

1. « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1 Co12,26) – L’Église
La charité de Dieu qui rompt ce mortel enfermement sur soi-même qu’est l’indifférence, nous est offerte par l’Église dans son enseignement et, surtout, dans son témoignage. Cependant, on ne peut témoigner que de ce que l’on a éprouvé auparavant. Le chrétien est celui qui permet à Dieu de le revêtir de sa bonté et de sa miséricorde, de le revêtir du Christ, pour devenir comme lui, serviteur de Dieu et des hommes. La liturgie du Jeudi Saint, avec le rite du lavement des pieds, nous le rappelle bien. Pierre ne voulait pas que Jésus lui lave les pieds, mais il a ensuite compris que Jésus ne veut pas être seulement un exemple de la manière dont nous devons nous laver les pieds les uns les autres. Ce service ne peut être rendu que par celui qui s’est d’abord laissé laver les pieds par le Christ. Seul celui-là a « part » avec lui (Jn13,8) et peut ainsi servir l’homme. Le Carême est un temps propice pour nous laisser servir par le Christ et apprendre ainsi à servir comme lui. Cela advient lorsque nous écoutons la Parole de Dieu et recevons les sacrements, en particulier l’Eucharistie. En elle, nous devenons ce que nous recevons : le Corps du Christ. Grâce à ce corps, cette indifférence, qui semble prendre si souvent le pouvoir sur nos cœurs, ne trouve plus de place en nous. Puisque ceux qui sont du Christ appartiennent à l’unique Corps du Christ et en lui personne n’est indifférent à l’autre. « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie » (1 Co12,26).
L’Église est une communio sanctorum parce que les saints y prennent part, mais aussi parce qu’elle est communion de choses saintes : l’amour de Dieu révélé à nous dans le Christ ainsi que tous les dons divins. Parmi eux, il y a aussi la réponse de tous ceux qui se laissent atteindre par un tel amour. Dans cette communion des saints et dans cette participation aux choses saintes personne n’a rien en propre, et ce qu’il possède est pour tout le monde. Et puisque nous sommes liés en Dieu, nous pouvons faire quelque chose autant pour ceux qui sont loin, que pour ceux que nous ne pourrions jamais rejoindre par nos propres forces, puisque nous prions Dieu avec eux et pour eux, afin que nous nous ouvrions tous ensemble à son œuvre de salut.

2. « Où est ton frère ? » (Gn4,9) – Les paroisses et les communautés
Il est nécessaire de traduire tout l’enseignement de l’Église universelle dans la vie concrète des paroisses et des communautés chrétiennes. Réussit-on au cœur de ces réalités ecclésiales à faire l’expérience d’appartenir à un seul corps ? Un corps qui en même temps reçoit et partage tout ce que Dieu désire donner ? Un corps qui connaît et qui prend soin de ses membres les plus faibles, les plus pauvres et les plus petits ? Ou bien nous réfugions-nous dans un amour universel qui s’engage en faveur d’un monde lointain mais qui oublie le Lazare qui est assis devant sa propre porte fermée ? (cf. Lc16,19-31). Pour recevoir et faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l’Église visible dans deux directions. D’une part, en nous unissant à l’Église du ciel dans la prière. Quand l’Église terrestre prie, s’instaure une communion de service réciproque et de bien qui parvient jusqu’en la présence de Dieu. Avec les saints qui ont trouvé leur plénitude en Dieu, nous faisons partie de cette communion dans laquelle l’indifférence est vaincue par l’amour.
L’Église du ciel n’est pas triomphante parce qu’elle a tourné le dos aux souffrances du monde et se réjouit toute seule. Au contraire, les saints peuvent déjà contempler et jouir du fait que, avec la mort et la résurrection de Jésus, ils ont vaincu définitivement l’indifférence, la dureté du cœur et la haine. Tant que cette victoire de l’amour ne pénètre pas le monde entier, les saints marchent avec nous qui sommes encore pèlerins. Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église, convaincue que la joie dans le ciel par la victoire de l’amour crucifié n’est pas complète tant qu’un seul homme sur la terre souffre et gémit, écrivait : « Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l’Église et les âmes » (Lettre 254, 14 juillet 1897). Nous aussi, nous participons aux mérites et à la joie des saints et eux participent à notre lutte et à notre désir de paix et de réconciliation. Leur bonheur de jouir de la victoire du Christ ressuscité nous est un motif de force pour dépasser tant de formes d’indifférence et de dureté du cœur. D’autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin. L’Église est, par nature, missionnaire, et elle n’est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes.
Cette mission est le témoignage patient de celui qui veut porter au Père toute la réalité humaine et chaque homme en particulier. La mission est ce que l’amour ne peut pas taire. L’Église suit Jésus Christ sur la route qui la conduit vers tout homme, jusqu’aux confins de la terre (cf. Ac1,8). Nous pouvons ainsi voir dans notre prochain le frère et la sœur pour lesquels le Christ est mort et ressuscité. Tout ce que nous avons reçu, nous l’avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l’Église et pour l’humanité entière. Chers frères et sœurs, je désire tant que les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence !

3. « Tenez ferme » (Jc5,8) – Chaque fidèle
Même en tant qu’individus nous sommes souvent tentés d’être indifférents à la misère des autres. Nous sommes saturés de nouvelles et d’images bouleversantes qui nous racontent la souffrance humaine et nous sentons en même temps toute notre incapacité à intervenir. Que faire pour ne pas se laisser absorber par cette spirale de peur et d’impuissance ? Tout d’abord, nous pouvons prier dans la communion de l’Église terrestre et céleste. Ne négligeons pas la force de la prière de tant de personnes ! L’initiative 24 heures pour le Seigneur, qui, j’espère, aura lieu dans toute l’Église, même au niveau diocésain, les 13 et 14 mars, veut montrer cette nécessité de la prière. Ensuite, nous pouvons aider par des gestes de charité, rejoignant aussi bien ceux qui sont proches que ceux qui sont loin, grâce aux nombreux organismes de charité de l’Église. Le Carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune.
Enfin, la souffrance de l’autre constitue un appel à la conversion parce que le besoin du frère me rappelle la fragilité de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères. Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons les limites de nos possibilités, alors nous aurons confiance dans les possibilités infinies que l’amour de Dieu a en réserve. Et nous pourrons résister à la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seuls.
Pour dépasser l’indifférence et nos prétentions de toute-puissance, je voudrais demander à tous de vivre ce temps de Carême comme un parcours de formation du cœur, comme l’a dit Benoît XVI (cf. Lett. Enc. Deus caritas est, n. 31). Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d’un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l’Esprit et porter sur les voies de l’amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l’autre.
Pour cela, chers frères et sœurs, je désire prier avec vous le Christ en ce Carême : « Fac cor nostrum secundum cor tuum » : « Rends notre cœur semblable au tien » (Litanies du Sacré Cœur de Jésus). Alors nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l’indifférence. Avec ce souhait, je vous assure de ma prière afin que chaque croyant et chaque communauté ecclésiale parcourt avec fruit le chemin du Carême, et je vous demande de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde.

Du Vatican, le 4 octobre 2014, Fête de saint François d’Assise

Rome: le Pape aux jeunes a la Priere de l’Angelus.

« Porter à tous la paix de Jésus« 

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       Le Pape Francois a salue la « Caravane de la paix » lors de l’angélus: « Je vous encourage à poursuivre avec joie le chemin chrétien, apportant à tous la paix de Jésus » : c’est l’exhortation du pape François aux jeunes de l’Action catholique du diocèse de Rome (ACR),ce 25 janvier 2015.

   Les jeunes, qui ont attendu le pape en chantant avec enthousiasme, conduisaient la « Caravane de la paix », au terme d’un mois de janvier qu’ils consacrent traditionnellement à la paix. Comme c’est la coutume, un jeune garçon et une jeune fille ont entouré le pape, qui a salué de sa fenêtre tous les participants à l’initiative : « Chers jeunes, cette année encore, accompagnés du cardinal vicaire et de Mgr Mansueto, vous êtes venus nombreux au terme de votre « Caravane de la Paix ». »

« Je vous remercie, et je vous encourage à poursuivre avec joie le chemin chrétien, apportant à tous la paix de Jésus », a-t-il exhorté.

Puis la jeune fille présente à ses côté a lu un message :

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« Nous sommes venus aujourd’hui pour témoigner de notre désir de paix, pour le faire connaître dans le monde entier, en ces temps où il y a grand besoin d’être en paix dans la joie du Seigneur, d’être heureux et de sourire », a-t-elle déclaré au nom de l’ACR.

Les qualités des jeunes, « uniques et originales », sont « des instruments à mettre en jeu pour construire la paix », a ajouté la jeune fille : « Grâce aux enseignements de nos parents, enseignants, éducateurs, à tes paroles de sagesse, et surtout grâce à la Parole de Dieu, nous pouvons – et voulons – utiliser au mieux nos instruments pour poursuivre le projet d’une paix qui parte de la vie de tous les jours, faite de petites choses, mais qui sont si importantes ! »

La paix concrète est possible en « travaillant ensemble », a-t-elle poursuivi en comparant les jeunes à « une équipe de scientifiques dans le laboratoire géant du monde » : « une de nos inventions est la “pompe Volante” pour recueillir des fonds pour le Burkina Faso et permettre à de nombreux villages du Sahel d’extraire de l’eau du sous-sol et d’irriguer les champs ».

En guise de colombe de la paix cette année, les jeunes présents sur la place ont lâché des ballons contenant des messages de paix, qui se sont envolés dans le ciel de la Ville Éternelle : « Voici les ballons qui signifient ‘paix’ », a lancé le pape.

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La jeune fille a souhaité que l’espérance contenue dans ces messages « rejoigne tout homme, quel que soit son âge, sa nationalité, son ethnie ou sa religion : nous croyons que la paix ne peut exister que si nous nous reconnaissons tous frères », a-t-elle affirmé avant de conclure « Pape, nous t’aimons (Te queremos mucho) ! »

Gabon: Mgr Basile Et bien d’autres gabonais honores

Pour le devoir accompli : Mgr Basile MVe Engone, ta nation te le rend. image

C’est le titre que l’on peut donner à cette cérémonie qui  vient d’etre  d’organiser par la Cour Constitutionnelle en hommage à Mgr Basile Mvé Engone.

     En effet , Mgr Mvé Engone alors Eveque du diocèse d’Oyem avait présidé à la destiné de notre pays  avec un esprit de détachement, d’amour, de Service en président la Conference Nationale souveraine de 1990, sous la mandature du feu Président Omar Bongo Ondimba sous une toile de haute turbulance.

      Le 30 décembre dernier, le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a inauguré le Siège de la Cour Constitutionnelle. Les membres de cette institution ont décidé, le 23 janvier dernier, d’honorer plusieurs personnalités, vivantes ou décédées, dont les présidents de la République, les membres du premier collège de la Cour et bien d’autres personnalités parmi lesquelles, l’Archevêque de Libreville, Mgr Basile Mvé Engone.

Ce genre d’initiative n’est nullement une premiere dans notre pays, nous pouvons porter notre mémoire  bien  de Lycées et collèges qui portent les noms de digne fils de notre pays. Au quartier Louis, nous avons la Place Raponda Walker et la Rue Mgr André Fernand ANGUILE.

   Pour Madame,  la présidente de la Cour Constitutionnelle ,Madeleine Mborantsouo ces personnalités retenues de tous bords politiques  ont «contribué à l’évolution des institutions politiques et juridictionnelles de notre pays ». De Léon Mba à Ali Bongo Ondimba en passant par Rose Francine Rogombé, Marie Madeleine Mborantsouo, Dominique Boungouéré, Séraphin Ndaot, Simon Oyono Aba’a, Pierre Mamboundou, Pierre Louis Agondjo Okawé…, et poursuivant son propos, Madame Madeleine Mborantsouo a affirmé que :«cette démarche procéde du souci d’immortaliser ces dignes fils de notre pays afin qu’ils soient un modèle pour les générations futures et que la République, reconnaissante, ne les oublie jamais ». image

Ce geste hautement symbolique mais très significatif aux yeux du Président de la Conférence nationale de 1990 Son Excellence Mgr Basile MVe Engone, Sdb, qui d’ailleurs n’a pas caché son étonemment et a manifesté sa reconnaissance à la Présidente de la cours Constitutionnelle Madame Marie Madeleine Mborantsouo. Pour l’ancien Eveque d’Oyem et ancien administrateur du Diocese de Mouila : » Je n’avais fait que mon devoir, je rends grace a Dieu. ».

Libreville: Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

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Dimanche 18 Janvier 2015, au temple Protestant de l’Église Évangélique du Gabon mission Baraka,a eu lieu l’ouverture de la semaine de Priére pour l’unité des chrétiens, un temps de prière œcuménique présidé par le Révérend Pasteur Jean Jacques Ndong Ekouaghe,Président de l’Église Évangélique du Gabon et l’enseignement assuré par Mgr Basile Mvé Engone, Sdb Archevêque de Libreville. Ces temps de prieres dans nos églises et temples se poursuivent, rencontres de foi au Christ Jésus entre protestantes et catholiques de l’Archidiocèse de Libreville avec spécificité, l’échange de Chaire entre Pasteurs et Prêtres.
Chaque année, la commission diocésaine dirigée par le Père Innocent Nzemba,Cssp prépare cet événement en lien avec les membres de la commission de l’Église Évangélique du Gabon en suivant les consignes du Conseil Œcuménique des Églises. Le thème que nous méditons cette année a été préparé par les Brésiliens: “Jésus dit à la femme : donne -moi à boire” (Jn 4, 7).image

Les rencontres se poursuivent entre paroisses, la clôture est prévue pour le dimanche 25 Janvier à la Cathédrale Notre Dame de l’Assomption, Vallée Sainte Marie.

La chorale Charles Petit de la Paroisse Sacré Coeur d’Ozangué

Gabon: Compte rendu de l’Assemblée Plénière Ordinaire des Evêques du Gabon

Il s’est tenu à Libreville, du 13 au 18 Janvier 2015, l’Assemblée Plénière Ordinaire des Evêques du Gabon.image
Etaient présents :
-Son Exc. Mgr Mathieu MADEGA LEBOUAKEHAN, Evêque de Mouila, Adm. Apostolique de Port-Gentil et Président de la C.E.G
-Son Exc. Mgr Basile MVE ENGONE, Archevêque de Libreville.
-Son Exc. Mgr Jean Vincent ONDO EYENE, Evêque d’Oyem, Vice Président de la CEG
-Son Exc. Mgr Timothée MODIBO NZOCKHENA, Evêque de Franceville.
-Son Exc. Mgr Joseph Laurent KOERBER, Vicaire Apostolique de Makokou.
-Son Exc. Mgr Dominique BONNET, Evêque Emérite de Mouila.
-Son Exc. Mgr Dennis KURRUPASSERY, Chargé d’Affaires à la Nonciature ;

     Le mot d’ouverture du Secrétaire Général, l’allocution du Président de la Conférence Episcopale, et le message de son Excellence Monseigneur Jan Roméo Palowsky, Nonce Apostolique au Gabon et au Congo ont salué la tenue de cette plénière comme moment de communion entre Evêques autour du thème de la famille, institution sacrée pour l’homme et confrontée à de nombreux défis aujourd’hui.

Au début des travaux, les Evêques ont accueilli avec joie, le nouveau Vicaire Apostolique de Makokou, son Excellence, Monseigneur Joseph Laurent KOERBER, CSSp, qui, lors de la dernière Assemblée, était encore Préfet apostolique de Makokou. Il a reçu des Evêques encouragement et félicitations pour la poursuite de l’œuvre pastoral.
La Plénière des Evêques de cette année s’est tenue dans un contexte particulier marqué par :
1°- la célébration déjà commencée de l’année de la Vie Consacrée
2°- la préparation de la visite Ad limina Apostolorum des Evêques du Gabon à Rome en Avril 2015.
3°-la préparation de la prochaine Assemblée Générale ordinaire du Synode des Evêques sur la famille en ébullition ;
4°- la situation internationale en ébullition
5°- le climat national lourd et étouffant.
Au sujet de la Vie Consacrée, les Evêques ont accueilli chaleureusement le nouvel annuaire des consacrés, et ont encouragé les autres initiatives prévues pour une meilleure visibilité des consacrés, qui doivent donner chaque jour un témoignage prophétique d’une vie réconciliée avec Dieu et avec ses autres enfants.
Depuis leur dernière visite Ad limina Apostolorum en octobre 2007, le Gabon a désormais, en plus d’un Nonce Apostolique, un représentant permanent du Saint siège à Libreville, appelé Chargé d’Affaires. Depuis 2012, l’Eglise au Gabon s’est enrichie d’un Secrétaire Général de la Conférence Episcopale, de la publication des Normes Nationales en Matière d’Administration et d’Aliénation des Biens Temporels de l’Eglise auxquelles se sont ajoutés les Statuts du Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques. Au cours de cette plénière des Evêques, pour la mise en pratique de ces documents, les Chanceliers et Economes diocésains ont été invités à s’approprier desdits documents.
Pour le bon fonctionnement des Commissions épiscopales, organes d’études et de réflexion, de la Conférence Episcopale, les prêtres, religieuses et laïcs nommés ont été instruits par les Evêques. Chaque Commission, selon les statuts devra tenir sa Plénière avant la date du 08 Décembre de chaque année.
En préparation à la prochaine Assemblée Générale ordinaire du Synode des Evêques en octobre 2015 sur : « la vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et le monde contemporain », les Evêques ont répondu aux questions de la Relatio synodi, document final de la IIIème Assemblée Extraordinaire du Synode des Evêques tenue à Rome en Octobre 2014. Ces réponses, associées à celles des autres Conférences épiscopales, constitueront la base pour l’élaboration de l’Instrumentum laboris, c’est-à-dire l’instrument de travail en vue de la préparation immédiate de cette Assemblée d’Octobre 2015.
Les Evêques se sentent aussi interpellés par la situation actuelle du Gabon. Ils invitent les acteurs politiques à la conversion des cœurs d’une part; à un dialogue ouvert et inclusif dans la vérité, la fraternité d’autre part.
Pour mieux organiser la justice et éviter autant que possible les litiges au sein du peuple de Dieu, et de les régler au plus tôt de manière pacifique (Cf. Can. 1446), les Evêques ont décidé d’ériger un Tribunal ecclésiastique interdiocésain à Libreville.
Enfin, les Evêques remercient vivement son Exc. Mgr Basile MVE ENGONE pour son hospitalité, l’équipe du foyer de charité de Libreville, les bienfaiteurs et les Equipes du Rosaire.
Au terme de leurs travaux, les Evêques ont envoyé un message au peuple de Dieu sur la famille et les dispositions suivantes ont été adopté ; elles entrent en vigueur à partir du 1er Février 2015 et seront valables jusqu’au Dimanche de Pâques.
1. Chaque jour, marquer une pause de quelques secondes à 12H00 pour demander à Dieu la paix avec la brève formule suivante : ‘‘DIEU, TOUT-PUISSANT ET MISÉRICORDIEUX, ACCORDE LA PAIX AU GABON ET A TOUS SES HABITANTS’’.
Faire sonner les cloches dans toutes les Eglises à midi pour inviter à la prière.
Tous ceux qui ont des téléphones portables programmeront le réveil à 12H00 pour la prière.
2. A 12H00, réciter la prière traditionnelle de l’Angélus qu’on fera précéder de la brève invocation ‘‘DIEU, TOUT-PUISSANT ET MISÉRICORDIEUX, ACCORDE LA PAIX AU GABON ET A TOUS SES HABITANTS’’ et qu’on conclura avec la triple invocation : ‘‘SAINTE MARIE, MERE DE DIEU, PROTEGEZ LE GABON ET TOUS SES HABITANTS.’’
3. Nos médias sont priés de préparer des messages imprimés et sonores pour la paix.
4. Aux Prêtres il est demandé :
De réciter le chapelet en paroisse avec les fidèles chaque jeudi à 17h30
5. Dans le rite de la Préparation pénitentielle, introduire ce qui suit :‘‘Préparons-nous à la célébration de l’Eucharistie en reconnaissant que nous sommes pécheurs, et implorons la miséricorde de Dieu sur le Gabon et tous ses habitants, ainsi que sur nous-mêmes et sur toute l’humanité’’.
6. Lors du rite de la Paix, introduire par la formule suivante :
‘‘Demandons au Seigneur Jésus Christ la paix pour l’Eglise, pour le Gabon et tous ses habitants’’. Ensuite le Prêtre dit la formule ‘‘Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes apôtres, je vous laisse la paix, je vous donne ma paix…’’.
Avant la bénédiction finale, le prêtre répètera trois fois avec tous les fidèles la formule suivante :‘‘SAINTE MARIE, MERE DE DIEU, PROTEGEZ LE GABON ET TOUS SES HABITANTS.’’
Au rite d’envoi, exhorter les fidèles en ces termes: ‘‘Frères et sœurs après cette Messe portez et vivez la paix dans tous vos milieux de vie’’ et ensuite conclure en disant ‘‘Allez, dans la paix du Christ.’’
Fait à Libreville, le 17 Janvier 2015.
Pour les Actes de la Conférence Episcopale
Abbé Michel-Ange BENGONE OTHOUNGAH
Secrétaire Général de la Conférence Episcopale du Gabon

Gabon: Le message de la Conference Episcopale du Gabon

Les éveques du Gabon se sont reunis du 12 au 18 Janvier 2015 dans le cadre de leur Assemblée plenière ordinaire à Libreville sous la Présidence de Son Excellence Mgr Mathieu MADEGA LEBOUAKEHAN. Au terme de ses assises, voici le message des éveques:

saint michel bois sculpt

Nous, Evêques du Gabon,

Aux prêtres, diacres, consacrés, fidèles laïcs, femmes et hommes de bonne volonté, à tout le peuple de Dieu qui est au Gabon, au terme de notre Assemblée Plénière ordinaire tenue à Libreville, du 13 au 18 Janvier 2015, ‘Paix et Joie dans le Seigneur’.
Nos présentes assises se sont tenues cette année à un moment marqué par le regard de l’Eglise sur la famille entre les deux Synodes consacrés à ce sujet.
Importance de la famille
Dans le plan de Dieu, la famille constitue la cellule de base de la société. Elle « est le plus grand trésor d’un pays » (Pape François). Ainsi la famille occupe une place prépondérante dans l’expérience humaine. « Son premier devoir est de vivre fidèlement la réalité de la communion dans un effort constant pour promouvoir une communauté de personnes » (Jean Paul II FC18).
En ce qui concerne le contexte dans lequel évolue la famille aujourd’hui, on peut noter positivement une plus grande liberté d’expression, la reconnaissance de plus en plus affirmée des droits de la femme et de l’enfant, la conscience du dialogue entre partenaires, la place reconnue à la vie affective, une plus grande autonomie dans le choix du conjoint et enfin le nombre croissant de mariages religieux y compris parmi les jeunes.
Les grandes valeurs de la famille humaine et celles de la famille chrétienne correspondent à la recherche qui traverse l’existence humaine, même à une époque marquée par l’individualisme et par l’hédonisme. C’est pourquoi il faut encourager tout ce qui contribue à la préparation au mariage, à l’accompagnement des époux surtout au début de leur union, à l’écoute des uns et des autres, à la sollicitude pour les blessés de la vie en général et de la famille en particulier.

Difficultés au sein de la famille.

Le Dessein de Dieu a été touché par le péché des origines qui a éloigné l’être humain de Dieu et a créé un fossé entre l’homme et la femme. Aujourd’hui dans le monde et dans notre pays, la famille est battue en brèche ; elle devient victime de la sécularisation et subit les secousses qui traversent la société. Sans famille, la société n’a plus d’assise. Tout complot contre la famille est destruction de la société ; et toute atteinte à la société est atteinte à la famille.

La destruction progressive de la famille aujourd’hui se vérifie par l’instabilité des mariages et aussi par des comportements sexuels, autrefois marginaux, comme l’homosexualité, qui voudraient se voir reconnus, légalisés.
Nous, vos Evêques, vous rappelons que le mariage chrétien qui fonde la famille est une union indissoluble, ouverte à la vie, entre un homme et une femme. C’est pourquoi nous condamnons avec fermeté toute atteinte à la famille et à la société (avortement, euthanasie, meurtre, stérilisation…), et invitons chaque personne à promouvoir et à défendre les valeurs inaliénables de la famille. Car toute atteinte à la famille est aussi une atteinte à la société.
Epreuves au sein de la famille gabonaise

Le Gabon connait depuis un certain temps un climat national lourd à plusieurs niveaux : social, économique, moral, spirituel et politique. Les crimes rituels ne cessent de se perpétrer : à quand leur fin avec les lois récemment votées? Les grèves à répétition paralysent la bonne marche du pays : pourquoi ces grèves et quelles solutions durables faut-il y apporter ? Les violences s’accentuent sur les personnes et les biens : quelles en sont les causes et quels remèdes prescrire ? La corruption gagne du terrain : quels moyens pour l’éradiquer ? Que de chantiers engagés et non achevés !

La valorisation des jeunes ne doit pas se faire au détriment de la sagesse des aînés. Dans la gestion du bien commun, la compétence doit toujours prévaloir. Les politiques de toutes tendances doivent éviter toute fuite en avant ; ils doivent savoir assumer pleinement leurs responsabilités devant Dieu et devant les hommes, tant au niveau national qu’international.
Appel en faveur de la paix.

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).

Filles et fils de Dieu,
La paix est une valeur universelle. Avec les paroles du Concile Vatican II, nous vous disons : « La paix n’est pas une pure absence de guerre et elle ne se borne pas seulement à assurer l’équilibre de forces adverses ; elle ne provient pas non plus d’une domination despotique, mais c’est en toute vérité qu’on la définit « œuvre de justice » (Is 32, 17). Elle est le fruit d’un ordre inscrit dans la société humaine par son divin fondateur, et qui doit être réalisé par des hommes qui ne cessent d’aspirer à une justice plus parfaite.
En effet, encore que le bien commun du genre humain soit assurément régi dans sa réalité fondamentale par la loi éternelle, dans ses exigences concrètes il est pourtant soumis à d’incessants changements avec la marche du temps : la paix n’est jamais chose acquise une fois pour toutes, mais sans cesse à construire.
Comme de plus la volonté humaine est fragile et qu’elle est blessée par le péché, l’avènement de la paix exige de chacun le constant contrôle de ses passions et la vigilance de l’autorité légitime.
Mais ceci est encore insuffisant. La paix dont nous parlons ne peut s’obtenir sur terre sans la sauvegarde du bien des personnes, ni sans la libre et confiante communication entre les hommes des richesses de leur esprit et de leurs facultés créatrices. La ferme volonté de respecter les autres hommes et les autres peuples ainsi que leur dignité, la pratique assidue de la fraternité sont absolument indispensables à la construction de la paix. Ainsi la paix est-elle aussi le fruit de l’amour qui va bien au-delà de ce que la justice peut apporter.
La paix terrestre qui naît de l’amour du prochain est elle-même image et effet de la paix du Christ qui vient de Dieu le Père. En effet, le Fils incarné en personne, Prince de la paix, a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix, rétablissant l’unité de tous en un seul peuple et un seul corps, il a tué la haine dans sa propre chair. Et, après le triomphe de sa résurrection, il a répandu l’Esprit de charité dans le cœur des hommes.
C’est pourquoi, accomplissant la vérité dans la charité (Ep 4, 15), tous les chrétiens sont appelés avec insistance à se joindre aux hommes véritablement pacifiques pour implorer et instaurer la paix.
Poussés par le même esprit, nous ne pouvons pas ne pas louer ceux qui, renonçant à l’action violente pour la sauvegarde des droits, recourent à des moyens de défense qui, par ailleurs, sont à la portée même des plus faibles, pourvu que cela puisse se faire sans nuire aux droits et aux devoirs des autres ou de la communauté.
Dans la mesure où les hommes sont pécheurs, le danger de guerre menace, et il en sera ainsi jusqu’au retour du Christ. Mais dans la mesure où, unis dans l’amour, les hommes surmontent le péché, ils surmontent aussi la violence, jusqu’à l’accomplissement de cette parole : « De leurs épées ils forgeront des socs et de leurs lances des faucilles. Les nations ne tireront plus l’épée l’une contre l’autre et ne s’exerceront plus au combat » (Is 2, 4) » (G.S 78).
Ensemble, Gabonais et Expatriés habitant au Gabon, comme fils et filles de Dieu le Père, comme frères, aimez-vous les uns les autres avec respect mutuel.

Tous, veuillez faire vôtres les paroles de la prière de Saint François d’Assise.
« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit ; c’est en s’oubliant qu’on se retrouve ; c’est en pardonnant qu’on est pardonné ; c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
Que la Vierge Marie, Notre-Dame du Gabon, nous vienne en aide tout au long de cette nouvelle année. Que son Fils achève l’œuvre de paix et d’amour qu’Il a commencé en chacun de nous.
Au nom de Jésus Christ, Prince de la Paix, nous, vos Evêques, souhaitons à tous et à chacun une bonne et sainte année 2015 et vous accordons notre paternelle bénédiction.
Fait à Libreville, le 17 Janvier 2015.

+Mgr Mathieu MADEGA L                                                                +Mgr Basile MVE ENGONE
Evêque de Mouila, Adm. Apost. De Port-Gentil           Archevêque Métropolitain de Libreville
Président de la C.E.G

+Mgr Jean Vincent ONDO EYENE                                       +Mgr Timothée MODIBO NZOCKENA
Evêque d’Oyem, Vice Président de la C.E.G                                  Evêque de Franceville

+Mgr Joseph Laurent KOERBER                                                +Mgr Dominique BONNET
Vicaire Apostolique de Makokou                                                 Evêque émérite de Mouila