Église Catholique au Gabon:Communiqué relatif aux obsèques de Mgr Timothée Modibo Nzockena, évêque du diocèse de Franceville

 
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Mgr Timothée Modibo Nzockena

Suite au décès survenu le Jeudi saint 24 mars 2016 de son Excellence Mgr Timothée Modibo , évêque du diocèse de Franceville, Son Excellence Mgr Basile Mve Engone , Archevêque de Libreville a donné annonce mercredi 29 mars 2016 à Franceville du programme des funérailles de ce dernier comme suit:

 
Mercredi 6 Avril 2016:
 
11h00: Sortie de la dépouille mortelle de Notre regretté Mgr Timothée Modibo Nzockena de la morgue pour la Cathédrale Saint Hilaire , exposition dans le chœur de la cathédrale, temps de prières, hommages, signature du livre d’or, veillée ( cf programme détaillé)
 
Jeudi 07 Avril 2016:
 
9h30 – Messe d’inhumation présidée par Son Excellence Mgr Basile M’VE ENGONE, Archevêque de Libreville.
 
Son Mgr Timothée Modibo Nzockena reposera dans la Crypte de la cathédrale saint Hilaire auprès de ses prédécesseurs Nos Seigneurs Adam et Patrice Felicien Makouaka.

Rome: Du balcon de la basilique le Pape a donné la bénédiction à rome et au monde

 Le dimanche de Pâques 27 mars 2016, le Pape François a prononcé un discours  sur le balcon donnant  sur la place saint Pierre et a donné la bénédiction Urbi et Orbi, à la Ville et au monde.

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Voici le texte intégral  du Pape François :

« Rendez grâce au Seigneur : il est bon,

éternel est son amour»   (Ps 135, 1).

Chers frères et sœurs, bonnes fêtes de Pâques.

Jésus-Christ, incarnation de la miséricorde de Dieu, est mort par amour sur la croix, et, par amour, est ressuscité. C’est pourquoi nous proclamons aujourd’hui : Jésus est le Seigneur !

Sa résurrection accomplit pleinement la prophétie du Psaume : la miséricorde de Dieu est éternelle, son amour est pour toujours, il ne mourra jamais. Nous pouvons nous confier totalement à lui, et nous lui rendons grâces parce qu’il est descendu pour nous jusqu’au fond de l’abîme.

Face aux gouffres spirituels et moraux de l’humanité, face aux vides qui s’ouvrent dans les cœurs et qui provoquent la haine et la mort, seule une miséricorde infinie peut nous donner le salut. Seul Dieu peut remplir de son amour ces vides, ces abîmes, et nous permettre de ne pas nous écrouler, mais de continuer à marcher ensemble vers le Terre de la liberté et de la vie.

L’annonce joyeuse de Pâques : Jésus, le crucifié, n’est pas ici, il est ressuscité (cf. Mt 28, 5-6), nous offre la consolante certitude que l’abîme de la mort a été traversé et, avec lui, le deuil, la plainte et l’angoisse (cf. Ap 21, 4) ont été vaincus. Le Seigneur, qui a souffert l’abandon de ses disciples, le poids d’une condamnation injuste, et la honte d’une mort infâmante, nous rend maintenant participants de sa vie immortelle, et il nous donne son regard de tendresse et de compassion envers les affamés et les assoiffés, les étrangers et les prisonniers, les marginaux et les exclus, les victimes des abus et de la violence. Le monde est rempli de personnes qui souffrent dans leur corps et dans leur esprit, et chaque jour les journaux sont pleins de nouvelles de crimes atroces, commis souvent dans les murs du foyer domestique, et de conflits armés, à grande échelle, qui soumettent des populations entières à des épreuves indicibles.

Que le Christ ressuscité ouvre des chemins d’espérance à la Syrie bien aimée, pays déchiqueté par un long conflit, avec son triste cortège de destructions, de mort, de mépris du droit humanitaire et de décomposition de la cohabitation civile. Nous confions à la puissance du Seigneur ressuscité les discussions en cours, pour que, grâce à la bonne volonté et à la collaboration de tous, on puisse recueillir des fruits de paix et engager la construction d’une société fraternelle, respectueuse de la dignité et des droits de tout citoyen. Que le message de vie, qui a retenti dans la bouche de l’Ange près de la pierre basculée du tombeau, soit victorieux de la dureté des cœurs et promeuve une rencontre féconde des peuples et des cultures dans les autres zones du bassin méditerranéen et du Moyen Orient, en particulier en Irak, au Yémen et en Lybie.

Que l’image de l’homme nouveau qui resplendit sur le visage du Christ favorise la cohabitation entre Israéliens et Palestiniens en Terre Sainte, ainsi que la disponibilité patiente et l’engagement quotidien à se dévouer pour  construire les bases d’une paix juste et durable, par le moyen de négociations directes et sincères. Que le Seigneur de la vie accompagne aussi les efforts visant à trouver une solution définitive à la guerre en Ukraine, en inspirant et en soutenant également les initiatives d’aide humanitaire, parmi lesquelles la libération des personnes détenues.

Que le Seigneur Jésus, notre Paix (cf. Ep. 2, 14), qui par sa résurrection a vaincu le mal et le péché, stimule en cette fête de Pâques notre proximité aux victimes du terrorisme, forme aveugle et atroce de violence qui ne cesse pas de répandre le sang innocent en diverses parties du monde, comme cela s’est produit dans les récents attentats en Belgique, en Turquie, au Nigéria, au Tchad, au Cameroun et en Côte d’Ivoire.  Que les ferments d’espérance et les perspectives de paix en Afrique aboutissent ; je pense en particulier au Burundi, au Mozambique, à la République Démocratique du Congo et au Sud Soudan, marqués par des tensions politiques et sociales.

Avec les armes de l’amour, Dieu a vaincu l’égoïsme et la mort ; son Fils Jésus est la porte de la miséricorde grand ouverte à tous. Que son message pascal se projette de plus en plus sur le peuple vénézuélien, qui se trouve dans des conditions difficiles pour vivre, et sur tous ceux qui ont en main les destinées du pays, afin que l’on puisse travailler en vue du bien commun, en cherchant des espaces de dialogue et de collaboration avec tous. Que partout on  se dévoue pour favoriser la culture de la rencontre, la justice et le respect réciproque, qui seuls peuvent garantir le bien être spirituel et matériel des citoyens.

Le Christ ressuscité, annonce de vie pour toute l’humanité, se prolonge au long des siècles, et nous invite à ne pas oublier les hommes et les femmes en chemin, dans la recherche d’un avenir meilleur, file toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés – parmi lesquels de nombreux enfants – fuyant la guerre, la faim, la pauvreté et l’injustice sociale. Ces frères et sœurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou du moins le refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l’aide. Que le rendez-vous du prochain Sommet Humanitaire Mondial n’oublie pas de mettre au centre la personne humaine avec sa dignité et d’élaborer des politiques capables d’assister et de protéger les victimes des conflits et des autres situations d’urgence, surtout les plus vulnérables et tous ceux qui sont persécutés pour des raisons ethniques et religieuses.

En ce jour glorieux, « que notre terre soit heureuse, irradiée de tant de feux » (cf. Exultet ), terre qui est pourtant tellement maltraitée et vilipendée par une exploitation avide de gain qui altère les équilibres de la nature. Je pense en particulier à ces zones touchées par les effets des changements climatiques, qui provoquent souvent la sécheresse ou de violentes inondations, avec, en conséquence, des crises alimentaires en plusieurs endroits de la planète.

Avec nos frères et sœurs qui sont persécutés pour la foi et pour leur fidélité au nom du Christ, et face au mal qui semble avoir le dessus dans la vie de beaucoup de personnes, réécoutons la consolante parole du Seigneur : « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). C’est aujourd’hui le jour resplendissant de cette victoire, parce que le Christ a foulé aux pieds la mort, et par sa résurrection il a fait resplendir la vie et l’immortalité (cf. 2Tm 1, 10). « Il nous fait passer de l’esclavage à la liberté, de la tristesse à la joie, du deuil à la fête, des ténèbres à la lumière, de l’esclavage à la rédemption. Disons-lui : Alléluia ! » (Méliton de Sardes, Homélie de Pâques).

A tous ceux qui, dans nos sociétés, ont perdu toute espérance et le goût de vivre, aux personnes âgées écrasées qui, dans la solitude, sentent leur forces diminuer, aux jeunes qui pensent ne pas avoir d’avenir, à tous j’adresse encore une fois les paroles du Ressuscité : « Voici que je fais toutes choses nouvelles…A celui qui a soif, moi, je donnerai l’eau de la source de vie, gratuitement (Ap 21, 5-6).

Que le message rassurant de Jésus nous aide chacun à repartir avec plus de courage pour construire des chemins de réconciliations avec Dieu et avec les frères.

Homélie du Dimanche de Pâques, année C/ Abbé Stany Mapamgou

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« C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. » Cette brève phrase utilisée par le narrateur de l’évangile selon saint Jean pour décrire la réaction de « l’autre disciple, celui que Jésus aimait », quand il entre dans le tombeau, est riche de signification. Etant pourtant la phrase la plus succincte de ce passage de l’évangile, elle demeure la plus chargée. On peut au moins en tirer deux enseignements essentiels.

Le premier est que la résurrection s’expérimente de manière concrète : « il vit ». Qui n’a pas vu ne peut arriver à ce second niveau qui lui est consécutif qu’est la foi : « et il crut ». Dans le « voir » se résume le fait de l’expérience pascale. C’est exactement ce que saint Paul exprime en ses termes dans la seconde lecture : « vous êtes ressuscités avec le Christ » ou encore « vous êtes passées par la mort ». Ces deux expressions traduisent le lien fort existant entre le baptême qui, depuis les premiers temps de l’église, est assimilée à l’expérience pascale faite par le disciple en entrant dans la foi.

La seconde, comme nous l’avons déjà dit, c’est la foi. Le « croire » est l’expérience qui découle de l’expérience pascale concrètement vécue par le baptisé. Seul qui a fait l’expérience de Jésus-Christ, seul qui a « mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts », arrive à la foi. Cette expérience n’est pas donnée à « tout le peuple, mais à des témoins » choisis par Dieu. Sans l’élection divine, personne ne parvient à la foi ; à ce regard capable de voir au-delà du sépulcre vide le signe de la résurrection.

De Marie Madeleine à Simon-Pierre, le regard s’arrête encore sur les faits. L’une constate que la pierre qui recouvrait le tombeau a été enlevée, et l’autre remarque le soin avec le quel sont rangés les linges qui avaient recouvert le corps du Seigneur. Ces signes sont pourtant les mêmes dont « l’autre disciple » fera l’expérience comme eux. Mais pour lui elles sont la porte d’entrée dans le mystère de la foi.

Nous avons tous reçu le baptême et les autres sacrements. Sont-ils devenus pour nous des lieux où nous avons part particulièrement avec le Christ ? Notre foi nous emmène-t-elle encore à reconnaître les signes des temps que le Seigneur pose sur notre route pour nous orienter vers sa Pâques éternelle ?

Le prêtre est un homme de prière…

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Le prêtre doit être  un homme de prière parce qu’il est lui-même un homme spirituel. La prière est une expression de la conscience que nous avons d’être créés par Dieu. La prière du prêtre est un exemple pour les fidèles qui sont encouragés par leur pasteur à vivre en communion avec Dieu. Voilà pourquoi outre la prière communautaire, nous devons avoir des moments de prière personnelle. Un prêtre qui ne prie pas ou qui ne prie pas assez est un esprit inoccupé. Hommes de l’eucharistie, nous célébrerons chaque jour la sainte messe avec la préparation qui convient, célébrerons la Liturgie des Heures sans omission, seront fidèle à la pratique de la méditation personnelle pour confronter notre propre vie à la Parole de Dieu. Nous devons avoir une dévotion particulière pour la très Sainte Vierge Marie, Mère des prêtres et recourir régulièrement au sacrement de pénitence. Cela constituera un stimulus pour nos chrétiens. Nous devons donc nous efforcer à vivre comme Saint Pierre nous le demande en (1P. 5, 1-10.)

Libreville: »Bénédiction des saintes huiles et rénovation des engagements sacerdotaux »

Mgr Basile

 Mgr Basile MVe Engone , Sdb métropolitain de Libreville a présidé la messe chrismale en la cathédrale dédiée à la Vierge de l’Assomption à Libreville. Le presbytérium de l’Archidiocèse de Libreville qui vient de se voir honoré par le Saint Père en élèvant un de ses membre à la dignité épiscopale pour la charge du diocèse de Port gentil vit  une joie incommensurable.  les fidèles de tous les coins de l’archidiocèse ont répondus présents pour célébrer la fête du sacerdoce. C’est une  messe au cours de laquelle le Père Evêque a béni les huiles pour les catéchumènes, pour les Malades et a consacré avec l’ensemble du presbytérium le saint chrême pour les sacrements et  oindre les autels ; les prêtres ont fait la rénovation de leurs engagements sacerdotaux. Avec la présence des religieux , religieuses et autres fidèles du christ une pière a été adressée à dieu pour les  prêtres mais aussi pour l’Archevêque. Notons outre la présence de Mgr Eusebius , évêque nommé de Port-gentil qui sera ordonné évêque le dimanche 3 Avril 2016 en la fête de la divine miséricorde,  aussi la présence d’un autre dignitaire écclésiastique en la personne de Mgr Dominique Bonnet , Evêque émérite du diocèse de Mouila.  Cette messe a été chantée par les grands séminaristes des maisons de formations Daniel Brottier et saint Augustin.

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« Ilumbi »: « L’esprit est très bon »

Pere Victor

Mgr Basile Mve Engone présidera ce jour mercredi Saint en la cathédrale Notre Dame de L’Assomption à 17 :00 la messe Chrismale au cours de laquelle les prêtres feront la rénovation de leurs engagements sacerdotaux. La journée du mardi Saint comme il est de coutume tous les prêtres en service à Libreville ainsi que l’évêque nommé de Port Gentil ont une journée de récollection au Monastère Notre Dame des Anges à Essassa. Le Pere Victor, Sj , affirmait:  » Nous venons d’achever notre journée de recollection du presbyterium de Libreville. Ce fut for intéressant. L’esprit est très bon ». Cette messe Chrismale sera une occasion de prier pour l’Archevêque et tous les ministres de la misericordede. La messe sera chanté par le choeur des grands séminaristes.

« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

sainte ceneEn ce temps-là,l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,se rendit chez les grands prêtreset leur dit :« Que voulez-vous me donner,si je vous le livre ? »Ils lui remirent trente pièces d’argent.Et depuis, Judas cherchait une occasion favorablepour le livrer.Le premier jour de la fête des pains sans levain,les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »Il leur dit :« Allez à la ville, chez untel,et dites-lui :“Le Maître te fait dire :Mon temps est proche ;c’est chez toi que je veux célébrer la Pâqueavec mes disciples.” »Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescritet ils préparèrent la Pâque.Le soir venu,Jésus se trouvait à table avec les Douze.Pendant le repas, il déclara :« Amen, je vous le dis :l’un de vous va me livrer. »Profondément attristés,ils se mirent à lui demander, chacun son tour :« Serait-ce moi, Seigneur ? »Prenant la parole, il dit :« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,celui-là va me livrer.Le Fils de l’homme s’en va,comme il est écrit à son sujet ;mais malheureux celuipar qui le Fils de l’homme est livré !Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,cet homme-là ! »Judas, celui qui le livrait,prit la parole :« Rabbi, serait-ce moi ? »Jésus lui répond :« C’est toi-même qui l’as dit ! »

Méditation:

L’Evangile de Matthieu 26,14-25’donné à notre méditation en ce mercredi saint  est tristement célèbre du fait de la trahison de Judas, mais aussi de la préparation du dernier repas de Jesus avec ses apôtres qui nous conduira à l’eucharistie. Jesus sait que sa vie terrestre est entrain d’être conclue, mais avant de repartir vers le Père, il veut faire don de sa vie! Les disciplines demandent à Jesus : » où veux -tu que nous préparions pour toi ? » Mais aussitôt , ils se redirent compte qu’il avait déjà tout préparé ,jusqu’au fin détaille.
L’amour de Dieu arrive aussi même nous ne l’attendons pas, il s’anticipe et nous surprend! Jesus nous montre que la Pâques ne s’improvise pas, mais se prépare. Comme pour les premiers disciples nous aussi nous sommes entrain d’entrer dans le vif de la semaine sainte: Jesus nous invite aussi à manger l’eucharistie et â célébrer avec lui la Pâques. Comment est -ce que nous nous préparons? Le rendez-vous avec Jésus ressuscité se prépare par la prière, partant de notre Coeur , ensuite pour embrasser nos proches( famille, amis du travail, nos ouvriers ou collaborateurs…).la Pâques se prépare par l’accueil et l’aide à apporter à ceux qui souffre ou sont en difficulté. La Pâques se prépare avec joie et amitié en vers les autres. Elle se prépare en pardonnant. Nous sommes en plein dans l’année sainte de la miséricorde; préparons-nous à célébrer la Pâques du pardon à recevoir et à donner.

                                                                                           ASPM