Construire ensemble l’Église, la Société.

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Janvier 2016
Éditorial : Mgr Basile Mvé Engone, Sdb, Archevêque de Libreville
En un début d’année toujours riche de promesses et d’espérance en un avenir meilleur, nous sommes invités
à l’entrevoir sous l’angle d’une construction commune.
Ilnesaurait y avoirdecroissanceindividuelleetdeprogrèscollectifsanseffortsconcertésàchaque
niveau et dans tous les domaines. Par l’économique chacun doit être pourvu en travail, donc en revenu, en
nourriture, en logement ; par le social, en éducation, en soins ; par la politique, en sécurité.
Le culturel harmonise l’ensemble par l’expression esthétique de l’art de chacun. Quand au religieux, il
donne sens en nous révélant que nous venons de Dieu, il nous conduit au bout du chemin terrestre vers Dieu,
vers son Royaume où la perfection en tout est atteinte.
Chacun de nous a son talent propre, don de Dieu, dans tel ou tel domaine privilégié. Il le met au service de
sa famille, de son quartier, de son établissement scolaire, de son entreprise, de son administration, de sa
communauté et globalement de son pays dans le concert des nations. Mais cela ne se réalise jamais tout seul
sans l’appui et le concours des autres pour les vérifications nécessaires, les encouragements attendus, les
fêtes lorsque le tout est atteint.
Alorspourquoitantderéticences,tantdedifficultésàœuvrerensemble?Donnerquelquesraisonspeut
nous amener à certains changements à l’approche du Carême, temps de renouvellement, de vraie conversion
des cœurs :
– Comme la nature a été généreuse à l’égard de notre Pays, nous ne devrions pas attendre que tout vienne
d’ailleurs.
– Penser que si je ne réussis pas, c’est que j’ai été victime d’un mauvais esprit lancé par un proche qui, lui,
«réussit». Mais cela c’est une fausse croyance qui paralyse et divise. Pourquoi ne pas reconnaître les talents
de mes collègues et apprendre à discerner les miens pour les mettre en œuvre intelligemment à leurs côtés ?
– Ne pas supporter l’autre à coté de moi à cause de son origine, de son comportement, de ses idées…
Mais ne prône-t-on pas en tous lieux la tolérance, l’acceptation de l’autre dans sa différence ? Et chacun de
nous n’apprécie-t-il pas d’être respecté, compris, pardonné le cas échéant ?
La vraie satisfaction ne provient-elle pas d’avoir réalisé une œuvre commune qui a accru le bien commun et
dont tous peuvent profiter ?
En cette Année Sainte, nous sommes invités à pratiquer les œuvres de miséricorde qui vont précisément dans
ce sens. Concrètement, il s’agit de pourvoir chacun et chaque famille, de ce qui lui est nécessaire pour vivre
dignement. Spirituellement, il s’agit de prendre les moyens de le réaliser ensemble.
Les chrétiens ont de la chance de savoir que :
– Dieu nous a créés comme autant de merveilles et Il nous a donné les moyens de bâtir son Royaume à
l’aide de ses commandements, dont celui d’aimer comme Il nous aime.
– Alors que nous nous étions perdus et égarés il nous a envoyé son Fils Jésus comme modèle d’humilité,
de service, de don de soi et d’efficacité dans toutes les réalisations humaines.
– C’est cet Esprit de Jésus qui continue de nous animer et non seulement à l’intérieur des frontières
visibles de l’Église mais en tous lieux où le monde progresse avec l’intelligence de la raison et de la foi.
Prenons un instant pour nous-mêmes, dans nos familles, nos groupes paroissiaux, commissions, services,
communautés religieuses, d’évaluer les avancées et les reculs dans nos projets, leur contenu et la façon de
les réaliser ensemble.
Accordés à la volonté du Seigneur nous construirons ensemble notre Église et notre société dans l’amour,
dans la paix, dans l’unité et dans la diversité.

Rome: L’ Archevêque Libreville a traversé la Porte Sainte.

Venus de divers diocèses de tous les continents, les évêques amis de la communauté Sant’Egidio au nombre des quels Mgr Baile Mve Engone, Sdb, Archevêque de Libreville ont effectué un pélerinage à la Basilique Saint Jean du Latran, le samedi 30 Janvier 2016.

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Mgr Basile MVE ENGONE:

Comme disait le Pape François dans la bulle du jubilé : « en passant la Porte Sainte, nous nous laisserons embrasser par la miséricorde de Dieu, et nous nous engagerons à être miséricordieux avec les autres comme le Père l’est avec nous. » (§ 14).

 

Gabon : Les salésiens de Don Bosco en fête

bon bosco

Don Bosco

 

Le 31 Janvier l’Eglise célèbre la fête de Saint Jean Bosco, maître et patron de la jeunesse. Il est né Giovanni Melchior Bosco, maître et patron de la jeunesse le 16 août 1815 à Castelnuovo d’Asti et meurt le 31 Janvier 1854 à Turin en Italie.. Il voua sa vie à l’éducation des jeunes enfants issus de milieux défavorisés et a fondé, en 1854, la Société de Saint François de Sales, plus connue sous le nom de Congrégation des Salésiens. Don Bosco est canonisé en 1934. Il est le patron des éditeurs, des apprentis et des prestidigitateurs.

A Libreville où il existe une paroisse en construction confiée par Mgr Basile MVE ENGONE, Sdb, Archevêque Libreville aux Pères salésiens dans la zone Nord de libreville à Mikolongo, une semaine culturelle vient d’être organisée . Ce Dimanche toute la paroisse est en fête , une messe d’action de grâce a été présidée par le Père Roland Mintsa, Curé doyen de Libreville Nord. Dans l’ après- midi plusieurs activités sportives vont porter à la fin de cet événement festif.

Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire,Année C

                                                                                                                                                      

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Abbé Stany MAPANGOU 

Nous voici repartis à Capharnaüm. L’évangile de ce 4ème dimanche du temps ordinaire est logiquement la suite du texte du dimanche dernier. Le passage, en effet, commence par nous planter le décor de ce nouvel épisode en nous rappelant le lieu où se déroule la scène (dans la synagogue de Capharnaüm), quand elle se déroule (après la lecture de la Parole et la déclaration de Jésus) et ce qu’il se passe (tous lui rendent témoignage…). Les trois questions : « où ? », « quand ? » et  « quoi ? » nous donnent les informations utiles propres à nous replacer dans le contexte.

 

Ce message fort adressé par Jésus à ses compatriotes, est présenté comme le discours inaugural de sa mission. Si situant d’emblée dans la droite ligne de la tradition prophétique d’Israël, Jésus cite deux épisodes paradigmatiques qui illustrent de fort belle manière ce que sera sa vie publique : celui d’Elie et la veuve de Sarepta, et celui d’Elisée et Naaman le syrien. Le point commun entre ces deux cas est qu’il s’agit d’étrangers s’étant abandonnés en toute confiance à la volonté de Dieu, exprimée à travers le prophète. Jésus nourrira aussi les affamés et guérira les malades. Il sollicitera d’eux la foi et sera triste de voir qu’on ne le suit que « pour du pain ».

Mais le danger qui nous guette tous n’est-il pas celui d’une fausse proximité avec Jésus qui ne se basant pas sur la foi et l’obéissance, prend appui sur nos certitudes de lui être familiers de quelque manière que ce soit ? C’est pourquoi, de manière étrange, « aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays » (évangile). A l’endroit où il s’attendrait légitimement à être accueilli on réduit le message divin, dont il est porteur, à son humanité.

C’est sans doute aussi pourquoi Paul a éprouvé le besoin de rappeler à la communauté de Corinthe que tout se trouve dans l’accomplissement parfais de l’amour. Tout charisme est vain s’il ne trouve sa source dans l’amour et s’il n’a d’autre finalité que l’amour. A défaut de s’épanouir, il s’enferme dans la sphère du moi et devient improductif pour la communauté (2ème lecture).

La mission est œuvre de Dieu confiée à l’homme et non œuvre de l’homme qui croit s’être rendu disponible à de Dieu (1ère lecture). Restituons donc à notre engagement de baptisé toute sa dimension de réponse à ce Dieu qui nous a choisi dès le ventre maternel (1ère lecture).

Rome : L’Abbé Casimir Préside la messe avec des pretres gabonais en mission.

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La communauté des prêtres gabonais en mission d’étude à Rome a célébré la messe le 29 janvier 2016 en l’Église Santa Maria della scala. La présidence de cette messe a été assurée par le préfet des études du grand séminaire national Saint Augustin l’abbé Casimir Ondo Mba. Dés le début de la Messe , L’abbé Casimir n’a pas manqué de dire sa joie de participer à une messe avec autant de prêtres de tous les coins du Gabon en mission d’étude à Rome, sa joie été aussi grande comme il l’a signifié du fait de la fraternité évidente qui lie les prêtres. Une fois par mois les prêtres gabonais se rencontrent pour raconter , prier ensemble, échanger , célébrer la messe. et se refaire les forces en partageant un repas . Le préfet des études a invité ses jeunes confrères à « ne pas négliger les études, à s’attacher au Christ et à être toujours fraternel. Il est vrai que bien souvent sur le champs pastoral l’ambition aux postes donne à certains prêtres de marcher sur la fraternité. Je vous en supplie soyez fraternel. Appliquez la croissance positive et soyez les constructeurs de votre Eglise. » Tout en poursuivant son propos, l’homme de foi a continué l’ exhortation :  « Soyez la bonne terre , attachez-vous au Christ, laissez germer en vous le bon grain ,

».

l’ Archevêque de Libreville à Rome

Basile

Mgr Basile MVE ENGONE 

Mgr Basile Mvé Engone, Sdb , Archevêque de Libreville est depuis le mardi 26  Janvier 2016 à Rome où il prend part à la rencontre des évêques amis de la communauté Sant‘Egidio . En effet , chaque année au lendemain de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens la communauté organise une rencontre des évêques. Mgr Timothée Modibo, évêque du diocèse de Franceville  y prend part aussi.  Cette année le thème de la rencontre porte sur la miséricorde : «  Heureux les miséricordieux ils obtiendront miséricorde »( Mt 5,7). La Communauté de Sant’Egidio est une famille de communautés enracinée dans différentes Églises locales. Elle set née à Rome en 1968 à l’initiative d’Andrea Riccardi qui, dans le climat de renouveau du Concile Vatican II, a commencé à réunir un groupe de lycéens, comme il l’était lui-même, pour écouter et mettre en pratique l’Evangile. En l’espace de quelques années, leur expérience se propagea dans différents milieux étudiants et se concrétisa dans des activités en faveur des marginaux. Dans les quartiers populaires de la périphérie romaine commença le travail d’évangélisation qui conduisit à la naissance de communautés d’adultes . Les références spirituelles de la Communauté sont, depuis les origines, la première communauté chrétienne des Actes des Apôtres, l’amour préférentiel de l’Église pour les pauvres, la primauté de la prière.