Diaconnat permanent

Le diaconat permanent : une vocation dans l’Église et dans la société

L’experience du diaconat permanent est une realité du concile vatican II rendue réelle depuis 1990 par l’ordination de Paul Auguste Obane des mains de Mgr Andre Fernand ANGUILE et bien des années plus tard messieurs Thomas Okoue et Mba Nzue des mains de Mgr basile sont diacre. disons un mon sur ce style de vie.

– Est ce une vocation?

L’interpellation d’un homme en vue du diaconat permanent est de l’ordre de la « vocation », dans « l’Église » et dans la société actuelle
Dans un premier temps, l’interpellation peut venir de l’extérieur, par un responsable d’Église ou une communauté chrétienne ; elle peut aussi naître à l’intérieur de soi, se présenter comme une conviction intime persistante.

Dans un deuxième temps, quelle qu’en soit l’origine, il n’y a vocation que s’il y a à la fois « médiation ecclésiale », « appel intérieur » et « consentement de l’épouse pour un homme marié ».

D’ailleurs, ce qui est vrai de la vocation au diaconat l’est également de la vocation chrétienne au mariage, à la vie consacrée, au ministère de prêtre. En christianisme, personne ne décide seul de « sa » vocation.

La perception d’un tel appel provoque souvent chez la personne un étonnement, voire un trouble ou une déstabilisation. C’est ce que l’on voit dans la Bible, lorsqu’elle évoque les appels entendus par Abraham, Moïse, les Prophètes, Marie, Pierre, Paul… C’est toujours Dieu qui est le maître, qui appelle, envoie, éprouve, soutient, confirme, conduit.

Mais Dieu n’agit pas sans médiation.

Si quelqu’un s’imagine devenir diacre permanent pour obéir à un appel purement intérieur et réaliser un désir seulement personnel, en pensant pouvoir faire fi du discernement par et dans l’Église, il n’y a pas vocation.

Si quelqu’un accepte de devenir diacre seulement pour répondre à un appel, aux besoins d’une communauté, sans entendre en soi l’appel personnel du Christ à l’aimer et à le suivre, il n’y a pas vocation…

Le diaconat n’est pas un « en soi »

Le ministère du diacre permanent est un ministère relié, inséré dans l’ensemble des ministères ordonnés (évêques, prêtres, diacres) pour le service de l’Église, peuple de Dieu.

Les ministères ordonnés sont eux-mêmes insérés dans l’ensemble de la mission de l’Église tout entière, c’est-à-dire la mission confiée à tous les baptisés, les uns laïcs, les autres ministres ordonnés.

Quant à la mission de l’Église, elle est pour le monde d’aujourd’hui, tel qu’il est, en tenant compte des mutations contemporaines et sans ignorer le longue histoire des relations entre l’Église et les sociétés.

L’ordination d’hommes mariés au diaconat n’est pas une stratégie de crise !

Le rétablissement du diaconat permanent par le concile Vatican II, y compris pour des hommes mariés, n’est pas de l’ordre d’une stratégie de maintien, d’entretien ou de sauvetage. C’est plutôt ce que les chrétiens appellent une initiative de l’Esprit Saint et un don de Dieu à l’Église du XXIe siècle.

Il faut lire le livre des Actes des Apôtres pour voir que, dans l’Église naissante, les initiatives et les décisions sont prises à la fois « par l’Esprit Saint » et « par les Apôtres ». Cela est toujours vrai. Et, comme le dit le Pharisien Gamaliel, « si c’est des hommes que vient leur entreprise, elle disparaîtra d’elle-même ; si c’est de Dieu, vous ne pouvez pas la faire disparaître ».

Avec le diaconat, nous sommes invités à entrer dans l’invention de l’Esprit, qui souffle où il veut, donc dans l’inconnu, dans l’incertitude, dans la nouveauté… ce qu’en christianisme, on appelle l’espérance.

Un curé de paroisse, en Ardèche, interpelle un couple pour le diaconat

« Je me disais, depuis quelque temps déjà, qu’il serait important d’avoir un diacre, ministre ordonné dans notre secteur, pour qu’il soit un signe de l’Église parmi les pauvres (quelle que soit la nature de leur pauvreté)… Je voyais vivre L. et B. et je les voyais prier… J’ai réfléchi et longuement prié… Ensuite j’ai posé la question à ce couple. Pour moi, le diaconat est une richesse pour l’Église, comme est richesse pour l’Église, la vie religieuse… »

Témoignage de l’épouse d’un diacre permanent

« On me dit parfois qu’il doit être difficile d’être la femme d’un diacre. Comme si j’avais coupé mon mari pour en donner un morceau au service de l’Église ! Mais l’Église commence à la maison. Heureusement, je me rappelle ces paroles du Père évêque : « Dominique, tu seras d’abord diacre auprès de ta femme et de tes trois filles ! »

En effet, le diaconat de mon mari a été longuement réfléchi en famille et n’a donc pas posé de problème pour nos enfants. Au contraire, elles sont heureuses que leur père puisse ainsi exprimer sa foi.

De mon côté, j’ai beaucoup apprécié, quand Dominique a été appelé au diaconat, la place qui est donnée à l’épouse et donc à la vie de couple.

Le fait d’avoir accompagné mon mari tout au long de sa formation m’a permis, non seulement d’avoir plus de connaissances, mais aussi d’être en parfaite harmonie avec son diaconat. Il m’est donc facile d’être la première collaboratrice de mon mari.

Pour la préparation au baptême, nous rencontrons les parents ensemble et les échanges sont particulièrement riches.

Le jour du baptême, j’aime être présente et aider, si nécessaire, au déroulement de la cérémonie. Je fais aussi partie de l’équipe confirmation dont mon mari est le responsable.

Un témoignage du couple est généralement bien apprécié des adolescents. J’aime travailler avec mon mari au service de l’amour. Être au service de l’amour est source de bonheur et de joie. »

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