Diaconat permanent

Le diaconat permanent : une vocation dans l’Église et dans la société

L’experience du diaconat permanent est une realité du concile vatican II rendue réelle dans notre Archidiocese depuis 1990 par l’ordination de Monsieur Paul Auguste Obane des mains de Mgr Andre Fernand ANGUILE, Archeveque de Libreville et bien des années plus tard messieurs Thomas Okoue et Victor Mba Nzue ont aussi été appelé au ministere diaconal des mains de Mgr basile MVE ENGONE. Nous recommandons à la misericorde divine l’ame du premier diacre permanent gabonais Paul Auguste Aubame. Messieurs Thomas Okoue et Victor Mba Nzue exercent leur ministere de diacre aupres des communautés paroissiales Notre Dame du Rosaire de la Nomba et Notre Dame des Apotres.

Nous pouvons nous interroger si le diaconat permanent est une vocation?

L’interpellation d’un homme en vue du diaconat permanent est de l’ordre de la « vocation », dans « l’Église » et dans la société actuelle
Dans un premier temps, l’interpellation peut venir de l’extérieur, par un responsable d’Église ou une communauté chrétienne ; elle peut aussi naître à l’intérieur de soi, se présenter comme une conviction intime persistante.

Dans un deuxième temps, quelle qu’en soit l’origine, il n’y a vocation que s’il y a à la fois « médiation ecclésiale », « appel intérieur » et « consentement de l’épouse pour un homme marié ».

D’ailleurs, ce qui est vrai de la vocation au diaconat l’est également de la vocation chrétienne au mariage, à la vie consacrée, au ministère de prêtre. En christianisme, personne ne décide seul de « sa » vocation.

La perception d’un tel appel provoque souvent chez la personne un étonnement, voire un trouble ou une déstabilisation. C’est ce que l’on voit dans la Bible, lorsqu’elle évoque les appels entendus par Abraham, Moïse, les Prophètes, Marie, Pierre, Paul… C’est toujours Dieu qui est le maître, qui appelle, envoie, éprouve, soutient, confirme, conduit.Mais Dieu n’agit pas sans médiation.

Si quelqu’un s’imagine devenir diacre permanent pour obéir à un appel purement intérieur et réaliser un désir seulement personnel, en pensant pouvoir faire fi du discernement par et dans l’Église, il n’y a pas vocation.

Si quelqu’un accepte de devenir diacre seulement pour répondre à un appel, aux besoins d’une communauté,à realiser un charisme personnel, sans entendre en soi l’appel personnel du Christ à l’aimer et à le suivre, il n’y a pas vocation…

Le diaconat n’est pas un « en soi »

Le ministère du diacre permanent est un ministère relié, inséré dans l’ensemble des ministères ordonnés (évêques, prêtres, diacres) pour le service de l’Église, peuple de Dieu.

Les ministères ordonnés sont eux-mêmes insérés dans l’ensemble de la mission de l’Église tout entière, c’est-à-dire la mission confiée à tous les baptisés, les uns laïcs, les autres ministres ordonnés.

Quant à la mission de l’Église, elle est pour le monde d’aujourd’hui, tel qu’il est, en tenant compte des mutations contemporaines et sans ignorer le longue histoire des relations entre l’Église et les sociétés.

L’ordination d’hommes mariés au diaconat n’est pas une stratégie de crise !

Le rétablissement du diaconat permanent par le concile Vatican II, y compris pour des hommes mariés, n’est pas de l’ordre d’une stratégie de maintien, d’entretien ou de sauvetage. C’est plutôt ce que les chrétiens appellent une initiative de l’Esprit Saint et un don de Dieu à l’Église du XXIe siècle.

Il faut lire le livre des Actes des Apôtres pour voir que, dans l’Église naissante, les initiatives et les décisions sont prises à la fois « par l’Esprit Saint » et « par les Apôtres ». Cela est toujours vrai. Et, comme le dit le Pharisien Gamaliel, « si c’est des hommes que vient leur entreprise, elle disparaîtra d’elle-même ; si c’est de Dieu, vous ne pouvez pas la faire disparaître ».

Avec le diaconat, nous sommes invités à entrer dans l’invention de l’Esprit, qui souffle où il veut, donc dans l’inconnu, dans l’incertitude, dans la nouveauté… ce qu’en christianisme, on appelle l’espérance.

Nous avons des diacres permanents, nous devons les accompagner non dans leur vue mais selon les missions de l’Eglise. le diacre permanent ne peut se donner a lui meme sa mission.
Nous devons avancer ensemble et en Eglise au large. Ainsi nous dire qu’il est important d’avoir des diacres, ministres ordonnés dans les paroisses ou les oeuvres, pour qu’ils soient un signe de l’Église parmi les pauvres (quelle que soit la nature de leur pauvreté)… ils doivent avoir un témoignage de vie et etre des hommes de prière.

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