Gabon : CAN 2017, une sortie qui doit interpeller nos gouvernants, c’est ( déjà) fini!

 

pantheresClassés dans la poule A, les panthères du Gabon se sont caractérisés par des matchs nuls : 1-1, 1-1, 0-0. Jamais vaincus, jamais vainqueurs c’est le slogan que l’on peu donner aux panthères 2017. N’est ce pas une situation vraiment accablante pour un pays organisateur de la compétition qui se voit être écarté au premier tour? Il est vrai que pour certains compatriotes ce n’est pas grave, nous ne sommes pas les premiers à subir cela mais pour d’autres nés avant la honte ont dû quitter le stade avant la sortie officielle des panthères du Gabon de la CAN.
Au vue du sentiment qui a prévalu, un scepticisme sans précédent né des divergences ou de la situation post elettorale au Gabon, d’une perte en vies humaines jamais illucidée, des compatriotes privés de liberté à quelques heures de l’ouverture de la CAN même des membres du gouvernement d’un trait accusés de malversations financières ou détournement. Les latins en quête de la volonté de Dieu n’hésitaient point à dire : « vox populi, vox dei » c’est à dire :  » la voix du peuple, c’est la voix de Dieu ». En lisant et en entendant bien nombre de nos compatriotes qui ne cachaient pas leur frustration quand à l’idée d’une telle fête africaine sur notre terre : Estuaire , Haut-Ogooué, Woleu-Ntem et Ogooué Maritime.
Selon le calendrier du vivre ensemble et la pratique de l’exercice du pouvoir dans notre pays, il était sans doute préférable de donner l’organisation de cette fête à un autre pays pour nous permettre une meilleure mise en forme car entre le joueur sur le stade et le supporter sur les gradins, il doit avoir une communion profonde. Participer à une fête africaine doit nous donner nécessairement au préalable d’être réconciliés avec nous même, avec notre plus proche voisin,avec la nature. Comment comprendre que nous puissions accueillir tant d’hommes et de femmes sur notre terre quand des familles à quelques pas du lieu de la. compétition crient famine, manquent de toit ou mieux du nécessaire vital et que nous déployons à inaugurer des salons VIP à l’aéroport Léon Mba. Je crois que nous venons de recevoir un signal fort si nous volons comme nation , nous devons avoir nous considération certaine pour notre compatriote et ne pas nous regarder en chiens de faïence mais en frères, engagés malgré notre vison diverse à œuvrer pour la construction d’une communauté où il fait beau vivre. La marche organisée aux états -unis d’Amérique pour dire le mécontentement du peuple américain en fin de semaine a donné combien de morts? Il est dommage que l’opposition actuelle issue des rangs du PDG soit traitée de manière inhumaine par les dirigeants auprès desquels , ils ont travaillé. Le gabonais dit à ses dirigeants que « la charité bien ordonnée commence par soi-même » et doivent mettre de côté l’adage selon lequel : »les chiens aboient la caravane passe ». L’opposition doit être considérée comme la voix de notre propre conscience, elle nous interpelle, si nous l’écoutons dans l’exercice de notre pouvoir nos œuvres feront de nous un grand homme au service d’une grande nation.

Serge – Patrick Mabickassa, prêtre

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