Homélie du 10ème dimanche du Temps Ordinaire, Année C

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Abbé Stany Mapangou Mboumba

Dans l’évangile de ce dimanche, comme dans la première lecture, nous voyons l’homme de Dieu ressusciter le fils d’une veuve pour le rendre à sa mère. Dans le premier cas, il s’agit de Jésus ; dans le second, il s’agit du prophète Elie. A travers eux, c’est toujours le même Dieu qui agit et qui donne la vie. Parce qu’il est un Dieu vivant, notre Dieu ne se plaît pas à donner la mort, mais plutôt la vie. Et la sagesse d’Israël a su le dire : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants – notez qu’on ne parle pas seulement des hommes, mais de tous les vivants – (…) Pourtant les impies ont invité la mort (…) la tenant pour amie (…) ils ont fait un pacte avec elle ». Ces paroles se retrouvent dans le Livre de la Sagesse (Sg 1,13.16).

Ce serait manquer de jugement que de ne pas voir que le récit de Luc s’inspire fortement de cet épisode de la vie d’Elie, grande figure prophétique. Jésus agit comme les prophètes qui l’ont précédé. Il reprend leur engagement aux côtés des plus faibles et des plus pauvres pour rendre visible, dans leur vie, le règne de Dieu qu’il est venu leur annoncer. Cela devrait nous pousser à nous interroger comme chrétiens sur la réalisation concrète de ce règne dans notre vie personnelle et autour de nous.

Si Dieu agit au creux de cette réalité de la vie de l’homme qu’est la mort qui, en même temps qu’elle lui échappe, lui fait tant de mal, c’est pour montrer jusqu’où va son action : elle nous suit et nous transforme jusque dans notre plus grande fragilité. Paul en témoigne dans la deuxième lecture : « Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Evangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine. Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus-Christ. Vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois (…). Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; il a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes ».

Méditons ce texte de Paul, dont toute la vie dégage la puissance transformatrice de l’Evangile. Jamais il ne reste à la surface, mais il chercher à pénétrer toujours bien en profondeur pour renouveler l’homme entier. Dieu connaît notre humanité. Faisons-lui confiance. Humain et compatissant il sait le demeurer tout en étant un sauveur divin et puissant : «  Le Seigneur fut saisi de compassion pour elle (la veuve) et lui dit : « Ne pleure pas ». Ces simples paroles nous font dire comme la foule : « un grand prophète s’est vraiment levé parmi nous et Dieu a visité son peuple » .

S.M

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