Homélie de la solennité de l’Ascension du Seigneur.

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Abbé Stany

 

Chers amis, fidèles à notre rendez-vous dominical, j’ai choisi de vous proposer comme méditation de ce dimanche une version adaptée en français d’une homélie en langue italienne préparée par l’abbé Vanick – prêtre du diocèse de Mouila étudiant à Rome – pour cette solennité de l’Ascension du Seigneur.

Le récit de l’Ascension clôture l’évangile selon saint Luc. L’évangéliste conclut son texte avec un commentaire très intéressant : les disciples « étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu ». Un lecteur assez averti aura pu noter que l’évangile s’ouvre déjà avec le récit de l’apparition de l’ange à Zacharie, père de Jean-Baptiste, dans le Temple. C’est dire la place centrale que tient le Temple dans cet évangile : tout commence et s’achève dans le Temple.

Les biblistes donnent le nom d’inclusion à ce procédé littéraire qui consiste à « baliser » une unité littéraire par une réalité identique ou un même mot, une même expression. Contrairement à l’anadiplose qui se limite à la simple phrase, l’inclusion couvre une extension plus grande allant d’un simple paragraphe à un chapitre, voir un livre tout entier. Le Temple encadre l’évangile de Luc, établissant ainsi une véritable cohérence littéraire de l’histoire du Christ. L’histoire des hommes avec lui entre, elle aussi, dans une profonde cohésion qui devient une louange vivante à la gloire de Dieu.

Les événements majeurs de la vie de Jésus sont marqués par la présence d’anges qui aident les hommes à entrer dans le mystère de divin. Déjà à la naissance du Christ, ils disent aux bergers la joyeuse nouvelle ; à la résurrection, c’est encore un ange qui, apparaissant à la femme, lui annonce le mystère. Ici aussi, à l’Ascension, ce sont deux hommes en « vêtements blancs » qui, dans ce récit du livre des Actes des Apôtres, se présentent aux disciples. Leurs propos résument toute la portée du mystère que nous célébrons : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel ».

Ces messagers du Dieu Très-Haut font aux disciples un reproche des plus sérieux. Vers quels horizons se tournent nos regards ? Nos prières, qui s’élèvent vers le ciel, parlent-elles véritablement de nos frères, les hommes, au milieu desquels Dieu vient établir son règne ? Jésus a été enlevé du milieu de nous ! C’est dire combien son humanité reste à jamais intrinsèquement unie à la nôtre. Comment vivons-nous concrètement dans l’attente qu’il revienne tout accomplir, dans sa gloire, et parachever ce qu’il a admirablement commencé en nous ?

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