Célébrons la Parole:Dimanche des rameaux et de la passion

Púeri Hebræórum, portantes ramos olivárum, obviavérunt Dómino, clamántes, et dicéntes: Hosánna in excélsis. 

saint Pierre lbv

Abbé Rostand MENGUE, Curé de la Paroisse Saint Pierre Lbv (Image Archive )

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Bienvenue à tous, frères et soeurs…
Que l’Amour du Christ mort et ressuscité soit toujours avec vous.
Chaque année, du dimanche des rameaux au jour de Pâques, nous sommes invités avec les chrétiens du monde entier, à nous souvenir
des derniers jours de la vie de Jésus. Sept jours précieux! Sept jours pour suivre le Christ pas à pas. Rappelons-nous son entrée à Jérusalem. Acclamons Celui qui apporte à son Eglise ses promesses de vie et de renouveau…
Tout au long de cette semaine, nous nous identifierons tantôt à ceux qui ont suivi Jésus jusqu’au Calvaire… tantôt à ceux qui dormaient ou à ceux qui s’enfuyaient… tantôt à la foule qui crie « Hosanna » ou qui crie « crucifie-le »…
Peut-être découvrirons-nous à travers le visage du Christ le visage d’un être aimé qui souffre ou le visage d’hommes ou de femmes qui, de par le monde, sont torturés, bafoués, injustement mis à mort…
Avec tout notre coeur, préparons-nous à suivre Jésus dans sa Passion:

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc
(ANNEE C – Lc 23, 1-49)

Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.
En ce temps-là,
L. L’assemblée tout entière se leva,
et on l’emmena chez Pilate.
On se mit alors à l’accuser :
F. « Nous avons trouvé cet homme
en train de semer le trouble dans notre nation :
il empêche de payer l’impôt à l’empereur,
et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »
L. Pilate l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même qui le dis. »
L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :
A. « Je ne trouve chez cet homme
aucun motif de condamnation. »
L. Mais ils insistaient avec force :
F. « Il soulève le peuple
en enseignant dans toute la Judée ;
après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »
L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.
Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,
il le renvoya devant ce dernier,
qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.
À la vue de Jésus,
Hérode éprouva une joie extrême :
en effet, depuis longtemps il désirait le voir
à cause de ce qu’il entendait dire de lui,
et il espérait lui voir faire un miracle.
Il lui posa bon nombre de questions,
mais Jésus ne lui répondit rien.
Les grands prêtres et les scribes étaient là,
et ils l’accusaient avec véhémence.
Hérode, ainsi que ses soldats,
le traita avec mépris et se moqua de lui :
il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante
et le renvoya à Pilate.
Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,
alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.
Alors Pilate convoqua
les grands prêtres, les chefs et le peuple.
Il leur dit :
A. « Vous m’avez amené cet homme
en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.
Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous
et, parmi les faits dont vous l’accusez,
je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.
D’ailleurs, Hérode non plus,
puisqu’il nous l’a renvoyé.
En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.
Je vais donc le relâcher
après lui avoir fait donner une correction. »
L. Ils se mirent à crier tous ensemble :
F. « Mort à cet homme !
Relâche-nous Barabbas. »
L. Ce Barabbas avait été jeté en prison
pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.
Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,
leur adressa de nouveau la parole.
Mais ils vociféraient :
F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
L. Pour la troisième fois, il leur dit :
A. « Quel mal a donc fait cet homme ?
Je n’ai trouvé en lui
aucun motif de condamnation à mort.
Je vais donc le relâcher
après lui avoir fait donner une correction. »
L. Mais ils insistaient à grands cris,
réclamant qu’il soit crucifié ;
et leurs cris s’amplifiaient.
Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.
Il relâcha celui qu’ils réclamaient,
le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,
et il livra Jésus à leur bon plaisir.
L. Comme ils l’emmenaient,
ils prirent un certain Simon de Cyrène,
qui revenait des champs,
et ils le chargèrent de la croix
pour qu’il la porte derrière Jésus.
Le peuple, en grande foule, le suivait,
ainsi que des femmes
qui se frappaient la poitrine
et se lamentaient sur Jésus.
Il se retourna et leur dit :
X « Filles de Jérusalem,
ne pleurez pas sur moi !
Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !
Voici venir des jours où l’on dira :
‘Heureuses les femmes stériles,
celles qui n’ont pas enfanté,
celles qui n’ont pas allaité !’
Alors on dira aux montagnes :
‘Tombez sur nous’,
et aux collines :
‘Cachez-nous.’
Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,
que deviendra l’arbre sec ? »
L. Ils emmenaient aussi avec Jésus
deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.
Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),
là ils crucifièrent Jésus,
avec les deux malfaiteurs,
l’un à droite et l’autre à gauche.
Jésus disait :
X « Père, pardonne-leur :
ils ne savent pas ce qu’ils font. »
L. Puis, ils partagèrent ses vêtements
et les tirèrent au sort.
Le peuple restait là à observer.
Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :
F. « Il en a sauvé d’autres :
qu’il se sauve lui-même,
s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;
s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
en disant :
F. « Si tu es le roi des Juifs,
sauve-toi toi-même ! »
L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :
« Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :
A. « N’es-tu pas le Christ ?
Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
A. « Tu ne crains donc pas Dieu !
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste :
après ce que nous avons fait,
nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
L. Et il disait :
A. « Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume. »
L. Jésus lui déclara :
X « Amen, je te le dis :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;
l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,
car le soleil s’était caché.
Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.
Alors, Jésus poussa un grand cri :
X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
L. Et après avoir dit cela, il expira.
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
À la vue de ce qui s’était passé,
le centurion rendit gloire à Dieu :
A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »
L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,
observant ce qui se passait,
s’en retournaient en se frappant la poitrine.
Tous ses amis,
ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,
se tenaient plus loin pour regarde.

Méditation :
Cf Abbé Henri Noel NDOUME ABIAGHE)

Proclamons notre foi :

Je crois en un seul Dieu,
le Père Tout-Puissant,
Créateur du ciel et de la terre
de l’univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ
le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles
Il est Dieu, né de Dieu,
Lumière, né de la Lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré, non pas créé,
de même nature que le Père,
et par Lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
Il descendit du ciel ;
par l’Esprit Saint,
Il a pris chair de la Vierge Marie,
et S’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures,
et Il monta au ciel ;
Il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire,
pour juger les vivants et les morts ;
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint,
qui est Seigneur et qui donne la vie ;
Il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils,
Il reçoit même adoration et même gloire ;
Il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église,
une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême
pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts,
et la vie du monde à venir.
Amen.

Confions toutes les demandes de notre monde au Christ Jésus:

R/ En toi, notre cœur espère, Seigneur

Seigneur Jésus, ton entrée à Jérusalem apporte la joie, l’allégresse aux habitants de cette ville. Nous te prions pour ton Eglise : qu’elle soit signe de joie pour ce monde ! Que nos frères et sœurs en Terre Sainte puissent se réunir pour te louer !

R/ En toi, notre cœur espère, Seigneur

Seigneur Jésus, l’acclamation du peuple qui t’accueille laisse rapidement la place à la condamnation qui te met sur le chemin de la Passion. Nous te prions pour ceux qui sont abandonnés par leurs proches, qui sont trahis : qu’ils puissent retrouver l’espoir pour refaire leur vie !

R/ En toi, notre cœur espère, Seigneur

Seigneur Jésus, tu as été trainé devant des tribunaux humains. Nous te prions pour les prisonniers : qu’ils soient traités avec justice et que leur existence d’êtres humains soit respectée !

R/ En toi, notre cœur espère, Seigneur

Seigneur Jésus, aux jours de ta passion, nous te prions pour les chrétiens discriminés ou persécutés à cause de leur foi : qu’ils gardent dans les épreuves la force ainsi que la fidélité à l’Évangile grâce à la prière incessante de toute l’Église.

R/ En toi, notre cœur espère, Seigneur

Seigneur Jésus, en traversant la mort tu nous montres le chemin qui mène à la vie éternelle. Nous te prions pour les baptisés : que leur foi et leur espérance s’enracinent toujours plus en toi, afin qu’à leur tour, ils puissent témoigner de la victoire de la vie !

R/ En toi, notre cœur espère, Seigneur

(Intentions libres)

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du Mal. Amen.

Prions :
Dieu de tendresse et d’amour, reçois toutes les prières qui se murmurent dans le cœur de chacun en ce dimanche. Viens révéler ton visage miséricordieux à ceux qui te cherchent désespérément sur leur propre chemin de passion, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Que Dieu tout Puissant vous bénisse : Le Père, et le Fils et le Saint Esprit. Amen.
Bonne semaine sainte !!!

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