Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire,Année C

                                                                                                                                                      

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Abbé Stany MAPANGOU 

Nous voici repartis à Capharnaüm. L’évangile de ce 4ème dimanche du temps ordinaire est logiquement la suite du texte du dimanche dernier. Le passage, en effet, commence par nous planter le décor de ce nouvel épisode en nous rappelant le lieu où se déroule la scène (dans la synagogue de Capharnaüm), quand elle se déroule (après la lecture de la Parole et la déclaration de Jésus) et ce qu’il se passe (tous lui rendent témoignage…). Les trois questions : « où ? », « quand ? » et  « quoi ? » nous donnent les informations utiles propres à nous replacer dans le contexte.

 

Ce message fort adressé par Jésus à ses compatriotes, est présenté comme le discours inaugural de sa mission. Si situant d’emblée dans la droite ligne de la tradition prophétique d’Israël, Jésus cite deux épisodes paradigmatiques qui illustrent de fort belle manière ce que sera sa vie publique : celui d’Elie et la veuve de Sarepta, et celui d’Elisée et Naaman le syrien. Le point commun entre ces deux cas est qu’il s’agit d’étrangers s’étant abandonnés en toute confiance à la volonté de Dieu, exprimée à travers le prophète. Jésus nourrira aussi les affamés et guérira les malades. Il sollicitera d’eux la foi et sera triste de voir qu’on ne le suit que « pour du pain ».

Mais le danger qui nous guette tous n’est-il pas celui d’une fausse proximité avec Jésus qui ne se basant pas sur la foi et l’obéissance, prend appui sur nos certitudes de lui être familiers de quelque manière que ce soit ? C’est pourquoi, de manière étrange, « aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays » (évangile). A l’endroit où il s’attendrait légitimement à être accueilli on réduit le message divin, dont il est porteur, à son humanité.

C’est sans doute aussi pourquoi Paul a éprouvé le besoin de rappeler à la communauté de Corinthe que tout se trouve dans l’accomplissement parfais de l’amour. Tout charisme est vain s’il ne trouve sa source dans l’amour et s’il n’a d’autre finalité que l’amour. A défaut de s’épanouir, il s’enferme dans la sphère du moi et devient improductif pour la communauté (2ème lecture).

La mission est œuvre de Dieu confiée à l’homme et non œuvre de l’homme qui croit s’être rendu disponible à de Dieu (1ère lecture). Restituons donc à notre engagement de baptisé toute sa dimension de réponse à ce Dieu qui nous a choisi dès le ventre maternel (1ère lecture).

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