6ème dimanche de Pâques B 17 mai 2015 Abbé Stany Mapangou

Homélie

Le chemin qui parcours l’Eglise de la célébration de la Pâques à la Pentecôte est fortement marqué par la solennité de l’Ascension, en laquelle l’Eglise nous invite à contempler le Seigneur Jésus-Christ qui entre dans sa dimension céleste avec toute sa gloire de Ressuscité.

Dans l’imaginaire religieux des hommes, le ciel – tel qu’il se trouve au-dessus de nos têtes – a toujours été objet de fascination et de mystère ; et puisque le mystère est pour l’homme le voile à travers lequel il entrevoit la divinité, le ciel devient le lieu où demeure Dieu. Par la distance qui nous sépare du ciel nous apprenons à mesurer et contempler la transcendance divine. Et si l’humanité a souvent été tenté de diviniser les astres, ou de trouver dans l’interprétation du vol des oiseaux quelque message des dieux, ou si encore elle a cru offrir un culte en faisant monter la fumée des holocaustes et des encens vers le ciel, elle n’a jamais pour autant perdu ses rêves de devenir Dieu. Tout en sachant qu’il n’est pas Dieu, l’homme demeure dans cette soif de l’absolu que rien, pas même les sciences qui lui ont permis de voler au-delà des nuages ou d’explorer la galaxie, ne parviennent à étancher.

Ce paragraphe n’est pas un cours d’histoire de religions. Il essaie plutôt de nous faire entrer dans la grandeur du mystère de l’Ascension : en la personne de Jésus-Christ se réalise toute l’humanité ; tout homme, et tout l’homme devient Dieu. Nous en sommes rendus capables parce que par lui, Dieu est devenu homme. En retrouvant sa nature originelle, il emporte avec lui notre chair. Il ne l’abandonne pas dans les ténèbres du doute et du tombeau. C’est ce mystère que l’Esprit Saint, qu’il nous a promis comme « consolateur » et gage de sa présence permanente, vient creuser en nous.

Mais cessons de rêver de nuages ! Ce que le Seigneur nous a appris durant sa vie terrestre, c’est que notre « être-Dieu » ne se réalise que dans l’amour concret que nous avons les uns pour les autres. Cet amour a la puissante capacité de manifester le Dieu invisible parmi nous. En vivant dans l’amour, nous restons fermes et vigilants dans la vérité pour laquelle et dans laquelle Jésus nous a consacrés. Non, nous ne sommes pas du monde. Nous sommes pour le ciel.

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