Figure de Mgr Roméo  » martyr de notre temps ».

imageLa communauté San’ Egidio a organisé le dimanche 10 Mai à 16h30 une conférence animée par le Professeur Morozzo della Rocca de l’Université de Rome sur la figure de Mgr Óscar Arnulfo Roméo y Galdámez, Archevêque de San Salvador assassiné le 24 mars 1980, alors qu’il célébrait la messe. Le pape François a annoncé en février dernier la béatification prochaine de Mgr Oscar Romero comme « martyr ».

Le le Professeur Morozzo della Rocca de l’Université de Rome faisant dos à l’lautel central de l’Eglise San Bartolomeo, une Eglise dédiée aux martyrs de tous les continents, s’et trouvé devant une foule immense d’auditeurs. il nous a instruit sur la vie de cet humble serviteur de Dieuqui s’est fait la voix des sans voix et qui a uni sa vie à celle de son sauveur: Jesus Christ.  Que peut ont retenir de la vie d’un tenir de la vie de Mg Roméo? Celui qui deviendra Archevêque de San Salvador est né en 1919 dans une famille modeste de sept enfants. Dans le Salvador d’alors, treize familles possèdent 40% des terres, l’Église est persécutée et les assassinats fréquents. A 14 ans, Oscar entre au séminaire contre l’avis de son père. Il rejoint à 20 ans le séminaire national de San Salvador, dirigé par les Jésuites. Il sera ordonné prêtre à Rome en 1942. En 1943, il fuit l’Italie fasciste et rentre au Salvador. En 1966, il devient Secrétaire de la Conférence épiscopale de San Salvador.  Oscar Roméo apparaît comme un conservateur, souvent sceptique sur les « avancées » de Vatican II, alors que l’Église latino-américaine connaît une crise sans précédent. En effet, en 1967, les évêques d’Amérique latine, réunis à Medellin (Colombie) pour discuter de la mise en œuvre des réformes de Vatican II, ont décidé que désormais la hiérarchie catholique, rompant avec sa position traditionnelle de défenseur du statu quo, défendra le parti des pauvres. Le clergé est divisé. Aussi, lorsqu’Oscar Roméo devient archevêque de San Salvador en février 1977, le partie progressiste du clergé salvadorien redoute son opposition aux engagements vis-à-vis des plus pauvres et voit dans cette nomination comme un coup d’arrêt de la part de Paul VI.  Mais le 12 mars 1977, le jésuite Rutilio Grande est assassiné avec deux de ses compagnons par « un escadron de la mort ». Cet assassinat bouleverse profondément l’archevêque de San Salvador qui perd en la personne du Père Grande, un ami de longue date. Plus tard, il dira que la mort de Rutilio l’a converti : « Quand je vis Rutilio, étendu mort, j’ai pensé que s’ils l’avaient tué pour ce qu’il avait réalisé, alors moi aussi je devais avancer sur le même chemin. »

Après avoir été témoin de nombreuses violations des droits de l’homme, l’archevêque de San Salvador se donna de combattre ouvertement la pauvreté, l’injustice sociale, la torture et les assassinats. Pionnier de l’évangélisation sur les ondes dans sa jeunesse, il utilisera désormais la radio pour dénoncer l’injustice sociale et les violences faites aux opposants de la Junte. Parlant au nom de tous ceux qui ne pouvaient s’exprimer, il devient « la Voix des sans-voix ».  

Quelles furent les convictions profondes de Mgr Roméo?

Mgr ROMEOMgr Roméo est un homme de foi , emprunt de charité qui a donné sa vie comme bon pasteur. Il fut très inspiré par la Parole de Dieu et par la doctrine de l’Eglise. Il a donné sa vie pour les pauvres et les laissers pour compte. Ses prédications étaient toujours une invitaton à la conversion. Il parlait de libération oui mais de la libération du péché, de l’égoisme, de l’injustice. Mgr Roméo dans sa pensée il en résulte que la foi chrétienne a une dimension politique, et que la raison d’être de l’Église est de se solidariser avec les pauvres. A l’occasion de la réception de son doctorat honoraire de l’Université de Louvain(Belgique) en 1980, il n’hésitera pas d’affirmer : « Le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l’Église, mais bien quand ils seront les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte et de leur libération en démaquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l’Église. » Notre soirée vespérale avec la communauté San Egidio s’est achevée avec le Chant des psaumes et une procession qui nous a conduit à allumer près de la relique du futur bienheureux un cierge,                            

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