Afrique : Année de la réconciliation du 29 juillet 2015 au 29 juillet 2016

archeveque de kumassi

A l’issue du Congrès « La justice et la paix au service de la réconciliation et du développement intégral en Afrique », qui s’est tenu dans la capitale de la Namibie, Windhoek, du 12 au 15 mars, Mgr Gabriel Justice Yaw Anokye, archevêque de Kumasi (Ghana) et vice-président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM).a annoncé que l’Afrique vivra une « Année de la réconciliation » du 29 juillet 2015 au 29 juillet 2016.

Les participants ont décidé de lancer une « Année de la Réconciliation », invitant les Commissions Justice et Paix à participer aux programmes pastoraux de cet événement au sein des différentes Conférences épiscopales africaines.

Mgr Anokye a appelé à « ne pas avoir peur d’appeler le mal par son nom ou de corriger les maux de la société », pour « un continent vraiment réconcilié ».

Il a déploré la participation massive de jeunes dans les conflits africains,  et a demandé aux hommes politiques de mobiliser la jeunesse non pas pour faire la guerre mais pour devenir acteur de paix et de développement. 

Une recommandation de « Africae Munus »

L’Année de la Réconciliation au niveau africain est une recommandation de l’Exhortation post-synodale, « Africae Munus », du Pape Benoît XVI. Elle est contenue dans les numéros 157 et 158 qui  indique le but et les orientations des célébrations à prévoir : 

Pour encourager la réconciliation, à titre collectif, je recommande vivement, comme l’ont souhaité les Pères synodaux, de célébrer tous les ans dans chaque pays africain « un jour ou une semaine de réconciliation, particulièrement pendant l’Avent ou le Carême ». Le S.C.E.A.M. pourra contribuer à sa réalisation et, en accord avec le Saint-Siège, promouvoir une Année de la réconciliation au niveau continental pour demander à Dieu un pardon spécial pour tous les maux et blessures que les êtres humains se sont infligés les uns aux autres en Afrique, et pour que se réconcilient les personnes et les groupes qui ont été blessés dans l’Église et dans l’ensemble de la société. Il s’agirait d’une Année jubilaire extraordinaire « pendant laquelle l’Église en Afrique et dans les îles adjacentes rend grâce avec l’Église universelle et prie pour recevoir les dons de l’Esprit Saint », spécialement le don de la réconciliation, de la justice et de la paix.

 

Pour de telles célébrations, il sera utile de suivre le conseil des Pères synodaux : « Que la mémoire des grands témoins qui ont donné leur vie au service de l’Évangile et du bien commun ou pour la défense de la vérité et des droits humains soit gardée et fidèlement rappelée ». À cet égard, les saints sont les véritables étoiles de notre vie, eux « qui ont su vivre dans la droiture. Ils sont des lumières d’espérance. Certes, Jésus Christ est la lumière par antonomase, le soleil qui se lève sur toutes les ténèbres de l’histoire. Mais pour arriver jusqu’à Lui nous avons besoin aussi de lumières proches – de personnes qui donnent une lumière en la tirant de sa lumière et qui offrent ainsi une orientation pour notre traversée ».

Signalons que cette initiative africaine s’insère parfaitement dans l’Année Sainte extraordinaire du « Jubilé de la Miséricorde », (du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016), proclamé par le Pape François le vendredi 13 mars 2015.

Pourquoi la date du 29 juillet

Le 29 juillet est la date de la « Journée du SCEAM », est une résolution issue de la 16e Assemblée Plénière, tenue en juillet 2013, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Cette résolution stipule que chaque Conférence nationale et régionale célèbre cette journée, le dimanche le plus proche du 29 juillet, soit le 27 juillet cette année.

Cette journée a pour objectif de mieux connaitre le SCEAM » et de « prier pour l’Eglise Universelle, en particulier pour l’Eglise en Afrique.

Le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM) regroupe les 37 Conférences épiscopales nationales et les 8 Conférences épiscopales régionales d’Afrique. 

Il a été créé en 1969 par les Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar et officiellement lancé par Sa Sainteté, le Pape Paul VI à Kampala en Ouganda.

Il est actuellement présidé par Son Excellence Mgr Gabriel Mblingi, Archevêque de Lubango en Angola. Son premier Vice-Président est Son Excellence Mgr Louis Portella Mbuyu, Evêque de Kinkala (Congo Brazaville) ; son deuxième Vice-Président est Son Excellence  Mgr Gabriel Yaw Anokye, Archevêque de Kumasi (Ghana); son Secrétaire général est le Révérend Père Joseph Komakoma. Le secrétariat se trouve à Accra, Ghana. 

La mission du SCEAM est de préserver, promouvoir la communion, la collaboration et l’action conjointe entre les Conférences Episcopales continentales d’Afrique et de Madagascar à travers entre autres, la première évangélisation, la bonne gouvernance, la justice et la Paix et les consultations des principales questions qui se posent à l’Eglise, en Afrique.les eveques d'afrique

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