Dimanche 8 Mars, 3e dimanche de Carême, annee B /Homélie: Abbé Stany MAPANGOU

Marchand disperse

Les marchands chassés à coups de fouet, voilà un épisode déconcertant. Nous savons que Jésus n’a rien à voir avec la violence.

textes de ce dimanche

Homélie

Les textes de ce dimanche nous ramènent au cœur de la loi divine (première lecture). Tout homme connaît naturellement cette loi. La majorité de nos cultures ont conservé, intact, le trésor des 10 commandements déposés par Dieu dans la conscience humaine personnelle et collective. Pour preuve : aucune civilisation ne s’est construite sans référence au sacré; pas une seule tradition n’exalte le meurtre, le vol ou l’adultère ; aucun peuple ne fait l’éloge de la cupidité et du mensonge. Le respect dû à ceux qui nous précèdent dans la vie, et d’une manière particulière à nos géniteurs, est une valeur sociale unanimement reconnue.

Saint Augustin disait que « Dieu a écrit sur des pierres ce que les hommes ne lisaient pas dans leurs cœurs ». Il soulignait ainsi deux choses fondamentales. La première, c’est le caractère universel des 10 commandements. Nous venons de le montrer. En utilisant le vocable « commandement », loin d’insister sur l’obligation – au risque d’en faire un fardeau – nous voulons aborder un deuxième aspect : sans le cachet de l’autorité compétente les commandements n’ont aucune consistance juridique. En demandant à Moïse de la consigner sur des pierres, Dieu promulgue la loi et se fait par la même occasion l’unique législateur de son peuple.

Ce n’est donc pas la société qui invente les lois. Dieu lui-même en est le fondement et le garant. A ce titre, quiconque les enfreindrait ne devrait pas se leurrer : quand bien même il en répondrait déjà devant le corps social, il ne pourrait se soustraire à l’exigence de rendre des comptes à Dieu.

Jésus-Christ, par sa vie toute entière, incarne la « folie » de la loi divine (deuxième lecture). Il l’exprime de manière si parfaite qu’il devient la référence de la pratique de la loi. Il nous invite à ne jamais réduire la loi à une simplement règle à respecter, mais d’en faire la lampe qui éclaire notre être et notre agir (psaume 18).

Le message d’aujourd’hui se résume à ce qu’affirmait encore Saint Augustin : « aime et fais ce que tu veux ». Qui vit dans l’amour accueille la nouveauté déconcertante de la Bonne Nouvelle (évangile). Le seul signe qu’il demande à Jésus n’est que celui de sa croix. Elle devient ainsi l’unique repère qui illumine la vie personnelle et l’oriente.

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