1er dimanche de Careme, Année B: Méditation sur l’épisode de la Tentation de Jésus selon saint Marc

Ce dimanche l’évangile nous propose l’épisode de la Tentation de Jésus selon saint Marc. Soyons attentifs à certains éléments que l’évangéliste utilise pour nous raconter cet épisode. Un détail important : c’est l’Esprit qui envoie Jésus au désert. Dans quel objectif ? On ne sait pas trop. Le texte ne nous le dit pas. Loin d’être une promenade, cet envoi de Jésus a tout d’une préparation à sa future mission. La fin du récit nous permet de le comprendre. L’annonce de Jésus  vient, en effet, clôturer ce passage de l’évangile : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Evangile. »

Malheureusement, aujourd’hui encore, les chrétiens que nous sommes vivons dans une illusion. Nous nous imaginons capables de remplir pleinement notre mission de baptisés et d’annonciateurs de l’Evangile, à la suite de Jésus, sans une préparation préalable adéquate. Jésus prend un temps de recul avant de proposer son message. Nous aussi, nous avons besoin de passer par le désert du Carême pour entrer pleinement dans le mystère de la Pâque. Pourquoi le désert ? L’évangile nous le dit clairement :

  • Au désert il y a Satan qui tente ! Qui n’a pas appris à vaincre en lui le mal ne peut être témoin de la victoire sur le mal.

  • Au désert il y a les bêtes sauvages de nos plaisirs désordonnés, de nos envies démesurées et de nos pensées perverses contre Dieu et contre le prochain qui rodent ! Qui n’a pas appris à les apprivoiser ne peut être témoin de la liberté.

  • Au désert il y a les anges qui nous servent ; sans doute pour nous faire prendre conscience de notre dignité et de la grandeur de notre mission. Qui ne comprend pas la valeur de cet homme – quelle que soit sa condition – que le Fils de Dieu est venu sauver ne peut être témoin du salut.

C’est le message de ce premier dimanche de Carême : victoire, liberté et salut. Par Dieu l’humanité est victorieuse du mal qui détruit l’histoire depuis les temps antiques (première lecture). Le Christ nous a libérés en mourant pour nos péchés une fois pour toute (deuxième lecture). Tout homme est appelé à célébrer ce mystère par sa propre vie en redisant au Seigneur : «  Tu es le Dieu qui me sauve » (verset 5 du psaume 24).

Abbé Stany MAPANGOU

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